Choise – Le choix

 

Quoi que nous désirions dans la vie, nous devons en faire la demande. Si on ne le demande pas, on ne l’obtient pas.
Il faut être capable de dire : « C’est bien ce que je veux dans ma vie. »

LE CHOIX

Le bonheur ! On peut présumer que nous voulons tous le bonheur, ce n’est peut-être pas le cas. Mais si c’est bien le bonheur que nous voulons, il est là. Si c’est la tristesse que nous voulons, elle est là aussi. Si nous voulons le malheur, il existe. Si nous voulons la joie, elle existe. Le choix est présenté chaque jour, et vous devez faire ce choix, bien que certains aimeraient mieux que ce soit automatique.
Vouloir le bonheur est un choix fondamental que vous devez faire chaque jour, à chaque instant. Pour certains, c’est d’une beauté exquise: « Voilà ce que je choisis ! » Et pour certains, ce n’est pas ça. Mais on ne peut pas faire ce choix une fois pour toute : « J’ai senti l’odeur d’une rose une fois, ça suffit ! » Chaque fleur a sa propre façon subtile et complexe d’exister.
Regardez les arbres. Il fut un temps où les aïeux des arbres que vous voyez étaient tous dans l’océan. Ils ont franchi le pas pour venir sur la terre ferme. Et ce faisant, ils ont eu des problèmes car ils ne pouvaient pas perpétuer leur espèce. Dans l’eau, il leur suffisait de lâcher des graines, elles étaient emportées par le courant et tout allait bien. Sur terre, ça ne se passait pas comme ça. Ils ont dû former des alliances. Ils ont dû développer des stratégies efficaces.
Certains ont crée le pollen, une substance poudreuse semblable à celle utilisée dans l’océan. D’autres se voulaient plus sélectifs et ont formé une alliance avec les abeilles. D’autres encore, n’aillant pas accès aux abeilles se sont alliés avec les oiseaux. Et non seulement ça, mais ils se sont associés avec des espèces spécifiques d’oiseaux. Il existe une fleur qui ne coopère qu’avec le colibri, qui a un bec suffisamment long pour atteindre son nectar.
Il y a les eucalyptus aussi. Ils ont développé la stratégie du feu : « Si nous pouvons survivre au feu, tout le reste brûlera mais nous, nous survivrons. » Ils ont donc développé une écorce si relâchée qu’elle seule brûle, comme une combinaison pare-feu. Résultat : D’autres espèces d’arbres ont disparu mais l’eucalyptus s’est perpétué. Cependant ils doivent constamment faire des choix.
Lorsque sa graine est semée, chaque arbre est en péril. Les conditions seront-elles favorables ou pas ? Et le moment venu il n’a pas le loisir de remettre à plus tard. Il ne peut pas y avoir de débat philosophique. Si l’arbre voisin tombe, il doit être prêt. Sans poser de questions. L’égoïsme n’intervient pas. La religion n’intervient pas. Une impulsion fondamentale a été programmée et ça marche plutôt bien.
Toute notre vie, nous sommes empêtrés dans toutes sortes d’idées,
dans la logistique de : « Ceci est-il bien, ou est-ce mal ? » Donnez-moi un signe, donnez-moi un arc en ciel.
Nous commençons à donner de l’importance à des choses qui n’en ont pas. « C’est comme ceci. Cette personne m’a regardé de telle façon. Ca veut dire ceci, ça veut dire cela. »
Tout peut être vraiment simple : Demandez. Pas de suppositions. Pas de philosophie. Si vous voulez de l’aide, demandez-en. Demandez et vous en recevrez. Frappez et la porte vous sera ouverte. Mais vous devez frapper. Vous devez sonner à la porte.

Prem Rawat

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