Une aptitude impressionnante

 La nature n’a pas le temps pour les frivolités. Quand un aigle prend son envol, il a un programme précis. Ce n’est pas comme si il se disait, « j’en ai assez d’être ici, je vais aller voir ce qui se passe ailleurs. » Non. Tout est d’une grande précision ; c’est le résultat de millions, de millions, de millions d’années d’évolution. La loi de l’efficacité ! Ne perdez pas votre temps, faites ce qu’il y a à faire. Et il n’y a pas d’exceptions. Aucune exception.

Chaque jour, cette occasion vous est donnée. La nature l’accepte – « Bon, très bien. » Il n’y a pas de place pour les lamentations ; pas de temps pour se poser des questions. Tout est merveilleusement bien orchestré. Tout est authentique. Il n’y a pas d’illusions ; pas d’idées ; pas de concepts. Je n’ai jamais vu un ours en train d’essayer de lire un livre. Manger un livre, oui. Lire un livre, non.

La plupart des gens se disent : « Nous sommes tellement plus évolués qu’un ours. » Nous le sommes. Seulement si nous l’utilisons. Nous ne sommes avisés qu’autant que nous nous permettons de l’être. Il ne s’agit pas de la taille du cerveau. On peut avoir un cerveau énorme, si on ne s’en sert pas, quelle différence cela peut-il bien faire ?

Etes-vous capable de considérer chaque jour comme un renouveau ? Oui vous en êtes capable. Le faites-vous ? Etes-vous capable de reconnaître la valeur d’un instant ? Oui, vous en êtes capable. Le faites-vous ?

Avez-vous l’aptitude d’être satisfait ? Oui vous l’avez. L’êtes-vous ? Non. Vous êtes totalement satisfait d’être frustré. Et sincèrement, si vous avez exprimé votre frustration à d’autres gens – pourquoi riez-vous ? Je sais pourquoi vous riez. Parce que j’ai tapé dans le mille. C’est ce que vous faites. Vous préférez parler des choses qui ont mal tourné. Cela fournit un bon sujet de conversation avec vos amis. Avec votre famille.

Disons que vous faites 30 kilomètres par jour. Et qu’un de vos pneus a crevé. En rentrant chez vous, de quoi allez-vous parler ? Allez-vous parler des 29.99km où tout a fonctionné impeccablement ? Combien de temps faut-il au pneu pour se dégonfler ? Le temps de parcourir environ 2 centimètres ? Si c’est un clou c’est tout ce que ça demande. Le pneu est à plat en un rien de temps.

Donc vous avez l’aptitude – je ne vais pas m’excusez de le dire. Absolument pas. Quand quelque chose ne va pas, c’est de ça que nous parlons. Tout ce qui marche bien, ça n’a aucun intérêt. Parler du fait que vous êtes en vie n’a aucun intérêt ? Nous allons mourir, c’est un fait. Hé, c’est vous le humpty dumpty* de la fable. C’est moi le humpy dumpty*. Quand vous tombez du mur, tous les chevaux du roi et tous les hommes du roi réunis ne pourront pas recoller les morceaux. Plus jamais.

L’occasion vous a été donnée parce que vous avez l’aptitude de reconnaître ce qui est beau. Alors faites-le.

Prem Rawat

*(Note de traduction : humpty dumpty – personnage d’une comptine anglaise (contes de l’oie) qui raconte la vie et la mort d’un oeuf, traduit par « un petit d’un petit » dans la version française – était assis sur un mur et a fait une mauvaise chute. Tous les chevaux du roi et tous les hommes du roi réunis, ne furent pas capables de recoller les morceaux…)

Un instrument incroyable et autres extraits

 Wopg

Un instrument incroyable

Il y a plusieurs choses que j’aimerais dire, et tout cela est vraiment très simple. Cependant, malgré cette simplicité, c’est difficile à exprimer sans donner une analogie :

Vous, en 2007, avez eu l’occasion de voyager dans le passé. Quelqu’un a inventé quelque chose à cet effet, et vous avez pu voyager dans le temps, vraiment loin dans le passé. Vous avez emporté avec vous des choses dont vous pensez qu’elles seraient nécessaires, vous avez appuyé sur le clavier de la date par inadvertance et vous êtes retrouvé à l’époque du Neandertal. Là, vous rencontrez un Neandertal qui cherche à écraser quelque chose entre deux pierres. Il est là, frustré, il écrase, écrase. Et vous réalisez que dans votre machine à remonter le temps vous avez un mixer, et ne voulant pas offenser cet individu, vous placez le mixer sous un arbre en espérant qu’il le trouvera.

Qu’arrivera-t-il à votre avis si il trouve le mixer ? Il est totalement inconcevable qu’il puisse avoir l’idée que l’on peut brancher cette chose quelque part, et qu’on le remplit et tout est mixé. Pour vous, cela va de soi, vous savez ce que c’est, mais lui, il ne sait pas. Il y a d’ailleurs des chances, s’il le trouve, qu’il se serve de la base pour essayer de piler quelque chose. Il ne connaît que cela. Quelles sont les possibilités ? Il ne connaît que cela. Vous pouvez laisser faire, ou tenter de lui apprendre quelque chose sur ce qu’il écrase. Car en fait, c’est nous les Neandertal. Et nous avons un objectif. Cet objectif –quelque chose en nous qui aspire –  qui dit que la joie est une possibilité, que le bonheur est une possibilité, que nous pouvons être comblés – c’est une possibilité. Donc, nous voulons inventer un instrument qui pourrait apporter une amélioration. Sans réaliser quel instrument incroyable nous a été donné pour faire de cette possibilité une réalité. Un instrument incroyable. Et cet instrument qui nous a été donné s’appelle la vie. C’est elle l’instrument.
Maintenant, je sais que vous avez entendu parler de la vie comme d’un voyage, une rivière, telle ou telle chose ; mais considérez ceci : Imaginez la vie comme un instrument, fait pour accomplir une tâche. Pas simplement vos mains, mais la vie qui vous a été donnée – elle peut concrétiser quelque chose. Elle peut en faire une possibilité. Est-ce que vous voulez réaliser cela – accepter cette possibilité ? C’est une question redoutable ! Et c’est une question qui doit absolument être posée. Non pas : « Vous plairait-il d’être heureux ? » N’importe quel imbécile répondrait :
« Bien sûr ! » Mais voulez-vous accepter que la vie est un instrument ? Et que grâce à cet instrument vous pouvez réaliser la plus grande de toutes les joies. Le plus grand de tous les bonheurs. Tout ce que vous faites, vous le faites pour être satisfait.

La connexion

Tout ce que vous faites, vous le faites pour être satisfait. Mais vous ne connectez pas cela au fait que tout ce que vous entreprenez pour être satisfait ne vous apporte pas la satisfaction.

C’est un point important – tout comme si – vous entrez dans votre voiture, essayez de démarrer et la voiture fait : crrr, crrr, crrr. Vous recommencez encore et encore et au bout d’un certain temps vous n’obtenez plus qu’un « clic. »  C’est le relais du starter – il n’y a pas assez de jus pour être efficace – parce que la connexion n’est pas faite. Quelque chose ne va pas. Tout est en ordre avec la clé. C’est la bonne clé. C’est le bon démarreur. Tout est à sa place. Quelque chose cloche dans le moteur. Peut-être n’y a-t-il plus d’essence. Peut-être que quelqu’un a trafiqué les bougies. Ce pourrait être quelque chose de très simple ou de très compliqué. Mais tant que vous n’aurez pas fait la connexion, votre action ne servira à rien.

Voici un exemple que je donne souvent : Un individu qui rentre chez lui sait exactement où est l’interrupteur, allume la lumière, et l’ampoule ne s’allume pas. Que fait-il ? Il actionne de nouveau l’interrupteur. A vrai dire, je l’ai constaté, les gens le font rapidement. Ils croient que si ils actionnent l’interrupteur rapidement, cela créera l’impulsion électrique pour allumer l’ampoule. Non ! On peut continuer toute la journée, cette ampoule ne s’allumera pas. Elle est cassée. Toute l’électricité du monde, tous les interrupteurs ne pourraient pas la faire marcher à nouveau.

Le tambour de la vie

Si la vie était une toile et une multitude de couleurs, peindriez-vous ? Si la vie était un tambour  en joueriez-vous ?
Le feriez-vous ?
Ou diriez-vous : Je ne sais pas peindre.
Ou diriez-vous : Je ne sais pas jouer.
Ou diriez-vous : Je ne comprends pas.
Ou diriez-vous : Je ne sais pas comment faire.
Cette connexion – quelque chose doit être fait. Peut-être est-ce à défaire. C’est peut-être ça. Peu importe. Tout ce que vous faites a peut-être sa raison d’être, je ne sais pas. Mais accomplissez cet objectif, l’objectif bien particulier qu’est la joie authentique.

« Je ne sais pas comment n’y prendre, » ce n’est qu’une excuse. Parce que si nous ne savons pas comment nous y prendre, nous pouvons trouver. Si cela exige une recherche, exige de voir, exige de comprendre. C’est ça l’instrument qui vous a été fourni. Cet instrument appelé la vie ; et vous l’avez.

Prem Rawat  

Un message de paix

L’ingrédient essentiel

L’ingrédient essentiel

Depuis que je parle aux gens, une chose est évidente. Ils savent parfaitement ce qu’ils ne veulent pas. Mais, très, très peu en fait savent ce qu’ils veulent. C’est très confusionnel. Un nombre incalculable de gens sachant ce qu’ils ne veulent pas.
C’est comme de passer par un guichet auto et que l’on vous demande ce que vous voulez. Ce à quoi vous répondez : « Je ne veux pas de soda, pas de frites, je ne veux pas non plus de ceci, ni de cela. » Cela revient à parler votre langue en prononçant toutes les paroles sauf celles que vous voulez dire. Et le type doit déduire ce que vous voulez exprimer par là ; enfin, il pourrait falloir des années pour compléter une phrase. Mais fondamentalement, nous fonctionnons ainsi. « Je sais que je ne veux pas de ceci et que je ne veux pas de cela. »
Mais ce que vous voulez ; qu’est-ce que c’est ? Êtes-vous en contact avec vous-même ? Je sais que vous êtes reliés à vos besoins ; mais on vous a exercés aux besoins. Et si vous entriez en contact avec vous-même ? L’endroit qui est vide. L’attitude de nos jours se résume à : « Ce que je ne sais pas ne peut pas me faire de mal. » Mais à moins de connaître le déficit, comment le comblerez-vous ? Si vous ne savez pas qu’il existe un endroit aussi réel que n’importe quel autre – et que cet endroit en vous est vide. Et que faute de le combler, peu importe ce que vous remplissez d’autre et combien vous le remplissez, si cet endroit intérieur n’est pas comblé, cela ne marchera pas ; cela revient à prendre une voiture et la remplir d’eau.
Juste la remplir à ras bord. Le radiateur, à ras bord. En allant jusqu’à bloquer la valve de trop-plein de façon à ce que même là, ce soit rempli. Ensuite, remplir le moteur d’huile jusqu’à ce que ça risque de déborder. Puis ouvrir la batterie et la remplir jusqu’à saturation. Et puis y mettre du liquide de frein ; et du liquide lave vitres, et ainsi de suite, bref cette voiture peut contenir plus de liquide que vous ne pensiez possible, elle en est gorgée ; sauf qu’il n’y a pas d’essence.
Quelle distance va-t-elle parcourir ? Elle n’ira pas loin. Parce que tous ces éléments – oui, ils sont nécessaires. Et à mon sens, il serait totalement inepte de considérer la vie autrement. Dans un certain sens, elle est semblable à cette voiture. Oui, il lui faut de l’eau pour rafraîchir le moteur. Mais si la combustion dans le moteur ne se fait pas, il n’est pas nécessaire de le rafraîchir. Le moteur, inerte, ne chauffera pas. Et fondamentalement la batterie sert à fournir l’impulsion électrique nécessaire pour faire démarrer le moteur. Mais elle ne le fera pas démarrer s’il n’y a pas d’essence. Et l’huile est censée lubrifier les pistons et toutes les parties mobiles du moteur. Mais tout cela ne bougera pas à moins qu’il n’y ait de l’essence dans cette voiture. Et le liquide pour laver le pare-brise, c’est bien, mais votre pare-brise ne se salira pas parce que vous n’irez nulle part. La transmission ne sera pas utilisée non plus. Et d’après ce que je vois, la plupart des gens dans ce monde gorgent leurs voitures. « J’ai tout ! Bien sûr que je suis prêt. »
Et l’élément essentiel ? L’essence ! Ce qui permet la combustion, ce qui fait tourner le moteur. Et en ce qui me concerne, vous êtes en vie et vous avez des besoins fondamentaux. Vous avez besoin d’un abri, vous devez manger et vous occuper de tout cela – parce que vous avez besoin d’être heureux, vous devez vous sustenter. Parce qu’un individu sans nourriture, même heureux ne le sera pas bien longtemps. Alors vous devez vous sustenter et parce que vous avez besoin de vous sustenter, vous avez besoin d’un toit, et ainsi de suite…
Ceci dit, vous pouvez libérer le temps nécessaire, les circonstances vous le permettent, l’environnement nécessaire vous est fourni pour que vous puissiez être comblé dans la vie. Mais ; ça ne marche pas comme ça. Ce n’est pas huit heures par jour, mais douze heures par jour. N’est-ce pas ? C’est ce que fait tout le monde. C’est comme ça.
Le temps de chacun. Et peut-être y a-t-il quelques exceptions, ceux qui sont sans emploi, mais la plupart des gens dans ce monde – que ce soit en Union Soviétique, Chine, Corée du sud ou du nord, Australie, Amérique du Sud, du nord, en Angleterre, ou l’un des pays de l’Union Européenne, c’est comme ça. Je dois avoir un emploi, je dois travailler, je dois… Et puis il y a ceux qui disent : « C’est tout. » C’est tout, il n’y a rien d’autre.
Nous nous sommes tellement éloignés de la vraie réalité du cadeau le plus précieux. Imaginez seulement : Si nous n’existions pas dans notre corps et que seule une pensée nous soit donnée – comment aimeriez-vous que soit cette planète ? Où seriez-vous ? Vraiment, je crois que l’on ne pourrait rien concevoir de mieux. C’est l’équipement le plus incroyable qui soit. Il est pressurisé mais n’a ni murs ni fenêtres. Les avions ont des parois qui se détendent et se contractent. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais le fuselage de tous les avions qui volent à haute altitude se dilate. Et toutes les parois intérieures des avions doivent être rivetées d’une façon bien particulière, parce qu’au fur et à mesure que l’avion se pressurise, il se gonfle comme un ballon. Certains se dilatent bien de 3-4 centimètres. Pourtant, c’est comme ça. Pas de murs. Aucun véhicule de pressurisation. Pourtant la pressurisation est là. Pas de pompe gigantesque pour y insuffler l’air comme dans un avion. Et il n’y a encore jamais eu de dépressurisation.
C’est ce qui est extraordinaire. De quoi parlons-nous ? De 18 ans ? 20 ans ? Non, Il est question de quelques millions d’années. Vraiment. Des millions d’années – je comprends ce qu’est un million. Mais je ne comprends pas ce qu’est un million. Je ne suis pas sur terre depuis un million d’années, alors je ne peux que deviner. Et comparé à cela, je ne suis présent que l’espace d’un éclair. Je suis reparti en un clin d’œil. Pourtant ce vaisseau spatial des plus incroyables, il avance. Il voyage. Où va-t-il ? Personne ne le sait.
D’où vient-il ? Personne ne sait où il va, personne ne le sait mais il est en transit. Et il voyage à une vitesse phénoménale, il pivote à une vitesse phénoménale. Quel rythme régulier ! Ce truc-là tourne formidablement vite, pourtant on ne s’en rend pas compte. Ses systèmes sont tellement incroyables, et si précis, d’une précision inconcevable. Et il fait ce qu’il a à faire impeccablement. Alors à mon sens, ça c’est du beau travail d’ingénieur.
Nous sommes ici sur la planète terre. En vie. Et à quoi pensons-nous ? Nous pensons à la lune, nous pensons aux extraterrestres. Que croyez-vous être ? Savez-vous d’où vous êtes venus ? Ce n’était pas ici ? Savez-vous où vous allez ensuite ? Non. Mais nous sommes ici, et ça, c’est un fait. Et c’est un fait extraordinaire. C’est un fait joyeux. Et avec tout ça – comme si cela ne suffisait pas, il existe un endroit où nous pouvons prospérer, que nous pouvons atteindre, où nous pouvons être. Un endroit incroyable. L’endroit qui est si réel, si authentique, si beau. Parce qu’il est en nous. C’est aussi un cadeau qui à été fait à chaque être humain, sans exception.
La prochaine fois que vous regarderez dans un miroir

Mon travail consiste à tenir un miroir devant vous. Et parfois, en vous regardant dans un miroir, vous dites : « Mon Dieu, je suis affreuse. » Et tout ce que j’ai à dire c’est : « Regardez mieux, c’est vous. » Et vous dites : « Mais je ne suis pas coiffée, je n’ai pas de rouge à lèvres, je ne suis pas maquillée, je suis affreuse. »
Et c’est faux. Avec vos yeux, ne regardez pas l’épiderme, mais une existence. Voyez une existence et contemplez un miracle. Pas un visage. Combien d’entre vous ont regardé dans un miroir et se sont regardés en se jugeant ? « Est-ce que je suis bien ? Suis-je bien rasé ? » Combien d’entre vous ? Et bien la prochaine fois que vous regarderez dans un miroir, ne regardez pas votre barbe, ne regardez pas votre rouge à lèvres, ne regardez pas vos cheveux et votre maquillage – regardez une existence. Parce que c’est cela qui est précieux. C’est cela qui est incroyable.
Pas de rouge à lèvres. Et pourtant les jours passent. Et chaque jour nous regardons – la première chose que nous faisons le matin en nous levant, c’est regarder dans le miroir et tout ce que nous trouvons à dire c’est : « J’ai beaucoup de travail. » Et nous commençons ; nous lavons nos dents, nous coiffons et ainsi de suite. Pour l’instant vous avez des œillères. C’est tout ce que vous voyez. Vous vous regardez pour voir ce qui ne va pas. Parce que si beaucoup de tout cela n’allait pas – alors tout irait mal. En fait vous seriez mort et ne vous regarderiez même pas dans une glace. Ne réalisez-vous donc pas qu’à lui seul le fait de vous regarder dans un miroir – le miracle le plus incroyable se produit parce que vous êtes en vie. Un souffle vient, un souffle s’en va. Qu’est-ce qui pourrait aller mieux ? Et nous nous laissons parfois piéger sur cette optique. « C’est tout ; c’est pour cela que je regarde dans le miroir. » Mais voir une existence ; et être reconnaissant de l’existence de cette existence. Enfin, quand pour la dernière fois avez-vous regardé dans un miroir et remercié le créateur ? Probablement jamais. Parce que vous avez regardé dans la glace pour vérifier votre cravate ou votre coiffure.
Mais regardez encore dans le miroir ; un être y est reflété. Un reflet. Sans parti pris. Il ne révèle rien. Il n’avantage pas. Il ne demande rien. Il ne reflète que ce qui est là. Et qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est vraiment ? Un être vivant, un être qui respire. C’est ce qui se passe vraiment dans ce miroir.
Prem Rawat

Le plus important et autres extraits

L’état complet

La nature a sa propre sagesse. Vraiment, vraiment. Le temps a lui aussi sa propre sagesse. Et lorsque nous essayons d’y ajouter la nôtre, nous venons avec nos propres interprétations. Nous regardons nos montres et disons l’heure. Nous regardons la trotteuse et c’est la vitesse du temps. Non ! Ca, c’est votre vitesse. Il y a un dicton : « Les êtres humains disent que le temps s’écoule. Le temps dit, c’est l’humain qui passe. » C’est la petite différence d’interprétation.

Je ne sais combien d’entre nous ont existé. Combien d’entre nous passeront – Nous passerons tous bien sûr. Le temps restera. C’est nous qui sommes la variable. C’est nous. Et à mon sens, pouvez-vous, dans votre vie, vous contenter de ressentir cette reconnaissance ? Prendre un instant pour vous arrêter, prendre un peu de recul et dire : « Oui, laissez-moi ressentir, moi. Laissez-moi ressentir mon état complet.. Laissez-moi ressentir le charisme dont j’ai été doté. » Ensuite, tout est en proportion.

Le plus important

Qu’est-ce qui est le plus important ? Vous êtes prêt pour ça ? Peut-être cherchez-vous des réponses en paroles. Avant de partir à leur recherche, vous devez savoir que les réponses spécifiques à certaines questions peuvent être exprimées verbalement ; et que d’autres en fait n’ont pas de réponses ; et il vaut sûrement mieux qu’elles n’en aient pas.

Mais d’autres encore  peuvent seulement être ressenties. Elles ne viennent pas en paroles, noms, verbes, pronoms ou adjectifs. Rien de tout cela. Et l’une de ces questions est : Quel est le but de la vie ? La réponse ne vient pas en paroles, elle est ressentie. Et une autre question est : « Qu’est-ce qui est le plus important ? La réponse ne vient pas non plus en paroles, elle est ressentie. Et c’est vous qui devez la ressentir. Pas de mots, en la ressentant.
Votre voyage ne vous mène peut-être pas d’un point A à un point B, peut-être que votre voyage consiste à sortir de la boite. Et pour certains, cela demandera peut-être toute une vie. Et si cela prend toute une vie, alors une vie vous a été donnée, vous l’avez.
Ce laps de temps, l’opportunité de faire cette transition hors de la boite pour une liberté inexprimable avec des mots. Etre libre, libre dans cette simplicité, libre dans le rythme de la vie, libre en cet endroit où le souffle est important. Cela devient assez simple. Cela devient très, très simple. Voila ce que c’est.

Ce que vous avez

Cette occasion nous a été donnée, ce temps nous a été donné, cette chance nous a été donnée : D’être ; d’exister ; de ressentir.

Et qu’en faisons-nous ?
Je suis un individu à part entière et c’est ce que j’ai besoin d’être. C’est ce que vous avez besoin d’être. Et la compréhension doit venir de vous. Pas la compréhension de quelqu’un d’autre, mais votre compréhension personnelle de ce que vous ressentez. De votre expérience.
Quel est ce pouvoir incroyable – cet incroyable pouvoir infini ? Qu’est ce que nous avons ? Et bien tout d’abord, vous avez : vous ; j’ai : moi, je ne prends pas la société en considération, ni les amis, ni la famille, c’est moi que je regarde. Cela m’a tout l’air d’être égoïste. Non ce n’est pas égoïste, c’est très réaliste. C’est ce que vous avez.
Je jette un coup d’œil à ce qui m’a été donné en tant qu’individu. On m’a donné : moi : On m’a donné ce temps, dont je ne comprendrai jamais la valeur, et cet instant m’a été donné. Un instant de vie qui est tellement inouï, si incroyable. Si beau qu’il ne peut pas être saisi par ma pensée, ma logique, mais qui sera indubitablement accepté par mon cœur. Je peux l’accepter, je peux m’épanouir. Je peux exister, le ressentir. Et l’un des sentiments les plus grands que je peux ressentir est la satisfaction. Je peux être satisfait, je peux être comblé. Voyez-vous, c’est en soi un bienfait. Se sentir béni est un bienfait. Se sentir satisfait est un bienfait. Se sentir bien est un bienfait.

Jusqu’à ce que vous soyez satisfait

La soif. Peu importe ce que vous buvez. Tant que cette soif intérieure n’est pas satisfaite, vous aurez soif. Le jour où cette soif intérieure est satisfaite, ah ! Ce sera si beau. C’est cette nouvelle petite révolution.

Cette faim. Peu importe ce que vous mangez, tant que vous ne serez pas satisfait dans votre for intérieur, cela ne changera rien. Peu importe ce que les chefs cuisiniers inventent. Peu importe que vous soyez bon cuisinier(e), quand vous avez faim à l’intérieur, aucune nourriture n’apaisera votre faim. Aucun breuvage n’étanchera votre soif. Et à moins de pouvoir ressentir l’amour intérieur, personne dans l’univers ne sera capable de vous aimer. Mais quand cet espace intérieur est rempli, tout rentre dans l’ordre.

Votre propre beauté

Nous sommes ici. Nous vivons dans ce monde. A moins de ressentir la beauté intérieure, vous ne serez jamais beau. Vous ne serez jamais. Du rouge à lèvres n’y changera rien. Des favoris n’y changeront rien. Jeans et bottes n’y changeront rien. Non, vous devez vous sentir beau à l’intérieur.
Et quand ce sera le cas, vous serez si beau, si beau, que ce jour là vous réaliserez votre propre beauté. Vous vous sentirez beau. Vous admirerez la beauté qui vous a été donnée et cela  peut sembler être un changement infime, mais c’est un changement significatif. Et devinez quoi ? C’est un vrai changement.
 
Prem Rawat

Etre libre, libre dans cette simplicité, libre dans le rythme de la vie, libre en cet endroit où le souffle est important.

 

Souvenez-vous et L’ultime frontière

 

Souvenez-vous

Souvenez-vous seulement.

Souvenez-vous que ce lien est là est c’est tout ce qui compte. Regardez dans cette direction, la bonne direction, et vous contemplerez une grande beauté. La bonne direction n’étant pas le nord, le sud, l’est ou l’ouest, mais l’intérieur. L’intérieur. Ce sera beau. Et permettez que ce soit beau.
N’y placez aucune limite.

L’ultime frontière

Les gens disent : « N’est-ce pas extraordinaire, chaque flocon de neige est différent des autres ! » Pourquoi êtes-vous fasciné à ce point là par les flocons de neige ? Pourquoi n’êtes-vous pas fasciné par vous-même ? Parce que chacun d’entre vous est aussi unique qu’un flocon de neige.
Les gens sont fascinés par la profondeur de l’océan. Chacun d’entre vous a, en lui, ou elle, un océan dont la profondeur n’a jamais été découverte. Elle est infinie.
Les gens sont fascinés par l’univers extérieur alors qu’il existe en chacun un univers plus lumineux, plus beau et infiniment plus changeant que vous ne pouvez l’imaginer. Et il demeure à jamais l’ultime frontière à découvrir. Voila ce qui est important.
Votre vie. Votre opportunité.

Prem Rawat

La chose la plus incroyable

La chose la plus incroyable

La liberté est une sensation. La liberté est une sensation que le mot « liberté » lui-même ne saisit pas correctement. La liberté ne peut qu’être ressentie ; et il n’existe en nous qu’un seul élément capable de ressentir la liberté.
Voyez-vous, mentalement nous sommes incapable de ressentir la liberté.
Cependant il existe autre chose en nous qui peut véritablement ressentir la liberté. Et quand cette chose là – le cœur – ou appelez ça comme vous voulez – ne ressent pas la liberté, il émet un signal comme un immense feu rouge : « Je veux la ressentir. » Et quand ce n’est pas le cas, il y a ambiguïté. Une ambiguïté, une soif, un soulèvement – qui peut être anesthésié. Il peut être abattu, il peut être muselé, il peut être ignoré. C’est tout à fait possible, et nous le faisons tous. Et quel est l’élixir puissant qui nous enivre ? Qu’est-ce qui nous anesthésie ? Les explications. Les explications sont l’anesthésiant le plus puissant de tous les temps.
Alors il y a cet être qui ressent. Un jour, peut-être qu’il manque de l’élixir des explications et il est sobre pendant quelques heures ; assez sobre pour vouloir savoir. C’est le jour où il devient l’être le plus incroyable, parce qu’à présent il veut être comblé.
Un jour cet être dit : « Je ne veux pas de cette vacuité. Je veux faire partie de cet équilibre incroyable qui prend place et qui s’appelle la vie. » Et c’est alors que quelque chose change et vous devenez incroyable.

Aujourd’hui
Faites des plans pour aujourd’hui. Parce que si aujourd’hui est important, quand demain deviendra aujourd’hui, il sera important aussi. Mais quand aujourd’hui n’est pas important, le demain ne peut jamais l’être non plus. Il peut seulement être une ligne sur laquelle vous griffonnez quelque chose :
« Déjeuner, réunion, telle et telle chose. » C’est tout ce que représente demain.

Mais c’est aujourd’hui, le jour magique. C’est aujourd’hui l’instant magique.

Prem Rawat