Prem Rawat à Birmingham – suite –

 

Courage

Quand il se met à faire la cuisine, le cuisinier connaît l’importance du sel. Le sel change tout. Si le cuisinier décide : « Le sel va donner bon goût, alors je vais en ajouter une poignée, puis une autre. » Ce ne sera pas bon.

Chaque jour de la vie est un tableau. Et il ne s’agit pas de la quantité de couleur que vous y mettez ; mais d’y mettre ce qu’il faut, et où il faut, qui permet à la toile de s’animer. La petite pincée de sel au bon moment, et dans la bonne casserole et les saveurs prennent vie.
Le courage, l’amour, l’admiration, la compréhension, nous les avons. Et nous en avons la quantité nécessaire. A présent nous devons apprendre à nous en servir correctement.

La colère est-elle entièrement nuisible ? Parfois on n’arrive pas à ouvrir une bouteille, on se met en colère, on y va un peu plus fort et tout de suite, le bouchon saute.
Je connais une anecdote, je ne sais pas jusqu’à quel point elle est vraie. Enfin, la voila : Dans l’une des navettes spatiales, les hommes essayaient de réparer une climatisation défectueuse. Et ils n’arrivaient à rien là haut, alors ils ont appelé la terre et ont dit : « Ce module est défectueux, réparez-le. » Alors l’ingénieur de la base s’est mis à y travailler, et il trimait, trimait là-dessus et n’arrivait à rien non plus.

Finalement, frustré et en colère, il lui a donné un coup de pied. Et ça a recommencé à marcher. Il a donc appelé la navette et leur a dit : « Donnez lui un coup de pied ! C’est tout. Je lui ai donné un coup de pied et ça c’est remis en marche. » Alors ils lui ont donné un coup de pied là-haut et ça s’est remis en marche aussi.
Mais une colère démesurée, un peu exagérée, et ça a mauvais goût. Un peu, peut-être, d’accord. Un petit peu trop, et ça a mauvais goût. C’est comme d’aimer quelqu’un, et de lui dire sans arrêt : « Je t’aime, je t’aime, je t’aime… » Au point où la personne en est exaspérée et dit « Va-t-en ! »

Tout faire dans les bonnes proportions. Et toutes les recettes sont réussies. La bonne mesure en tout. Et cela donne un beau site, cela peint un beau tableau. Et n’ayez jamais le sentiment qu’en peignant la toile que vous êtes capable de peindre chaque jour, vous ratez quelque chose. Quoi que ce soit. Vous avez tous les ingrédients. Tous les ingrédients. Vous avez été créé ainsi.
Une grande technologie a été mise en œuvre pour vous créer. Et il y a une raison. C’est pour vous permettre d’être heureux. Pour vous permettre d’être triste. Mais ce n’est pas pour ça que vous êtes préparé. Vous êtes équipé pour être heureux. C’est alors que l’on se sent bien.
Dans votre vie, servez-vous de cette expression et du courage.
Vous les avez !

Prem Rawat

 

 

 

Prem Rawat à Birmingham

 

Vous pouvez savoir

Vous souvenez-vous lorsque vous étiez enfant et que les avions vous fascinaient, vous fonciez à travers la maison, les bras levés pour figurer les ailes ? Et vous filiez, preniez des virages, « vroum ! »* C’est tout ce que vous pouviez faire. Vous n’aviez pas la possibilité de monter dans un avion.

C’est tout ce que vous pouvez faire, alors c’est ce que vous faites. Vous faites semblant. Parce qu’il n’y a rien d’autre à votre disposition.
Mais si vous rencontriez quelqu’un qui a un avion, qui est pilote, il peut vous dire :
« Tu sais quoi ? Allons faire un tour en avion ! » Vous n’avez plus besoin de faire semblant. Inutile de lever les bras, de mettre un petit calot pour prétendre être un hélicoptère. Vous savez, ces petits calots avec une hélice dessus. Vous n’avez pas besoin de croire, vous n’avez pas à être coincé dans un raisonnement. Vous pouvez savoir.

N’oubliez pas le savoir faire dans votre vie.  Il n’y a pas de substitut pour le savoir.
Maintenant la question est : Vous, en tant qu’être humain, que choisissez-vous dans votre vie ? Que choisissez-vous ? Être inconscient est un choix. Et être conscient est un choix. En fait, il faut faire autant d’efforts pour être inconscient que pour être conscient. En fin de journée, la même énergie a été dépensée. Bien sûr, être inconscient semble plus facile. Et vous croyez qu’être inconscient conserve de l’énergie, mais ce n’est pas vrai. A cause des conséquences. Quand les conséquences frappent, il faut une quantité énorme d’énergie pour passer par l’inconscience.

Quelles sont les conséquences de l’inconscience ? Douleur et souffrance. Et quiconque a souffert sait combien d’énergie ça prend. Vous êtes lessivé, impossible de dormir. Et matériellement, cela va coûter beaucoup d’argent. Il vous faut des mouchoirs, vous devez acheter des livres, donner des coups de fil. N’est-ce pas ? Vous devez tenter de trouver un moyen de soulager cette souffrance affreuse et bête. Et tout fera l’affaire. C’est ça l’inconscience.

La conscience peut sembler demander un peu plus d’énergie, mais ce n’est pas le cas. Parce que vous économisez en kleenex, vous économisez les livres, et tout ces coups de téléphone, parce que vous êtes heureux. Le bonheur ne coûte rien. Le bonheur. Tout est gratuit dans le bonheur. Quand vous êtes heureux c’est : « Ça m’est égal. » Est-ce que je dois appeler quelqu’un ? Dois-je faire ceci ? Dois-je faire cela ? Est-ce que j’ai besoin de pleurer ? De lire un livre ? Non, vous vous détendez seulement. Tout est magnifique.

Commencez à voir la perfection

Dans ce monde, chaque réponse doit être associée à une question. Alors si une personne trouve une réponse et n’arrive pas à trouver de question à cette réponse, elle est perplexe. Vous vous souvenez, dans les manuels scolaires, il y a des exercices, des tests, des questionnaires ? Et à la fin du livre, dans les toutes dernières pages, il y a les réponses. Et vous savez, en Inde, il leur arrivait parfois d’imprimer ces manuels scolaires en oubliant d’y ajouter les références, alors on avait des réponses, mais sans savoir à quoi elles correspondaient.
Enfin, avez-vous déjà vu des réponses qui n’aient pas besoin d’être reliées à des questions ? En fait, des réponses pour lesquelles il n’y a pas de questions n’ont pas besoin de questions. Être comblé, et cela vient aussi C’est vrai. Quand Dieu donne, il donne vraiment. Pas une chose, deux, trois, tout. Voici qu’arrive la paix. La clarté arrive. Voila la tranquillité, voila la sérénité, voici la joie. L’une après l’autre, elles arrivent.

Quand le cœur se sent finalement complet. Rempli ; alors, l’être humain atteint la satisfaction. Et le présent devient infini. Le souffle devient précieux. Et tout s’assemble à la perfection. Alors vous commencez à voir la perfection parce que le brouillard est parti. Et vous constatez que la perfection est belle.
C’est si beau que se soit parfait. C’est ce qui arrive. Tout ce qui était obscur, tout ce qui était caché est illuminé. Et vous pouvez voir. Et parce que vous pouvez voir, il n’y a pas de craintes. Vous n’avez pas à avoir peur ; vous pouvez avoir en vous cette sensation de clarté, de véritable paradis. De savoir.
Savoir. Vous n’avez plus jamais à être dans l’inconnu. Telle est la possibilité de la Connaissance.

Quand vient la clarté

Je ne vais pas dire : Si il y a un paradis… » Parce que je sais qu’il est là. Je ne dirai pas : « Et si l’enfer était ici, » je sais que l’enfer est là. La peine, la douleur mentale d’un être humain est 10 fois pire que d’être trempé dans l’huile bouillante. Et être plongé dans l’huile bouillante, ce doit être affreux. Mais certaines souffrances endurées mentalement par l’être humain fait ressembler la perspective d’être brûlé vif à un bain tiède. C’est infernal.
Et quand il n’y a pas d’espoir, ça n’en finit pas. Cela dure une éternité. Encore, encore et encore, perturbé par la même chose.
Et le paradis ? La sensation de joie, la sensation de satisfaction, la sensation de paix. La sensation d’être amoureux. Quand un être humain est amoureux, il y a une plénitude intérieure. Y a-t-il quelque chose d’autre à la mesure du paradis ? Le paradis décrit, le paradis pensé, fait-il le poids ?? Non ! Quand un être humain est satisfait parce qu’il a ressenti la paix en lui, cela surpasse toutes les descriptions et déductions faites du paradis. Parce qu’au paradis, la température est censée être idéale, pas besoin de porter un pull.

Quand une personne est satisfaite, peu importe que la température extérieure soit de zéro degré ou de 40°. Satisfait, c’est satisfait. C’est le paradis à l’état pur, le plus pur. C’est alors que tout cela est divin. Pas divin par déduction, mais la divinité danse sur le visage de cette personne, et on ne peut pas s’y tromper. On ne peut pas s’y tromper.

La divinité danse ? Oui ! La clarté ? La simplicité ? Elles viennent à vous l’une après l’autre. Ce n’est jamais une seule chose, non, elles viennent toutes. Pour vous. Les possibilités… sont sans fin. Les questions disparaissent. C’est ce qui arrive quand vient la clarté. Elle vous laisse avec une seule chose. Quelle chose ?
La compréhension. « Je comprends. »
 
Prem Rawat

Athènes – Être conscient

 

Être conscient

C’est à ce que vous faites le plus que vous devenez le plus habile. Vous êtes fait ainsi. Ce que vous faites le plus, vous y devenez habile.
Il y a un dicton en Inde. Vous savez, il y a là-bas des puits avec une corde et un seau. Les gens font descendre le seau et le remontent. Cette corde fait le va et vient. Et la pierre est bien plus dure que la corde, mais si elle passe assez longtemps sur cette pierre, elle finit par user la pierre. Ce que vous faites le plus, vous y deviendrez habile.
Si vous faites cela le plus, cela vous remplit de gratitude, alors vous y devenez habile. Si vous vous exercez le plus à ce quiapporte la clarté, vous y deviendrez habile. Si vous faites le maximum pour apporter cette sensation dans votre vie, vous ydeviendrez habile.
Être conscient. Faites le un maximum et cela deviendra facile pour vous.

Une réalité si harmonieuse.

Je suis ici pour vous parler d’une graine. Une graine qui est en vous. Qu’une fois plantée elle germera. Toutes les graines ne peuvent pas prétendre à ça. Mais il existe une graine qui, si on la plante germera. Il existe une réalité si profonde, si harmonieuse, si vraie, que vous n’avez pas à en avoir peur. Il existe une compréhension si claire qu’elle vous permet de voir dans votre vie ce que vous n’avez jamais vu auparavant.
Il y a certaines choses dans la vie, et si vous voulez reconnaître ces choses vous devez devenir comme elles. Je vais vous donner un exemple : Quand vous voyez un enfant, un enfant de 3 ou 4 ans, et qu’un adulte est en train de lui parler. Cette personne ne s’adresse pas à lui comme à un adulte. Parfois, l’adulte se baisse pour être au même niveau que l’enfant ; et va commencer à parler comme si lui-même était un enfant.
Donc certaines choses pour être reconnues demandent que vous vous transformiez. Et c’est ce dont je suis venu vous parler ; d’une simplicité qui demande que vous deveniez simple pour pouvoir être à même de la reconnaître. Maintenant, qu’est-ce que ça implique pour vous de devenir simple ? Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui permet à un adulte, sans inhibitions, de devenir comme un enfant ? Et cet adulte ne le fera probablement jamais avec une autre personne. Qu’est-ce que c’est ?
Premièrement, il n’a pas peur d’être jugé. Cette personne ne le fera pas avec un collègue. Cette personne ne le fera pas avec quelqu’un avec qui elle travaille, parce qu’elle pourrait être jugée. Mais avec l’enfant, la peur d’être jugé n’existe pas.
Que signifie devenir simple ? Parce que l’on sait que dans ce monde la vérité est rarement douce, elle est même parfois très dure. Douloureuse. Mais je connais une vérité qui, par sa nature même est extrêmement douce. Extrêmement belle. Parce qu’elle n’est pas là pour vous juger. Elle n’est pas là pour vous donner une note, c’est ce que vous êtes, ou n’êtes pas. Une vérité qui n’empiète pas sur vous. Une vérité qui est synchronisée avec votre réalité.
Un besoin existe, et ce besoin nous motive. Les gens ont tous besoin de parler, de communiquer. Et ils ont créé leur propre méthode. En Amérique du sud, ils utilisaient des percussions. Ils se servaient de morceaux de bois qu’ils frappaient l’un sur l’autre, faisant des bruits aigus, très aigus qui pouvaient porter sur de longues distances. En Amérique du nord ils faisaient des signaux de fumée pour communiquer de loin. Sûrement plus précisément et mieux qu’avec des téléphones cellulaires. Aumoins ils ne perdaient pas la connexion. « Zut, que s’est-il passé, je n’ai plus de connexion ! »
Donc nous pourvoyons à nos besoins. Mais nous oublions parfois de poser cette question très importante : De quoi ai-je besoin? Et c’est pourquoi je parlais d’une réalité tellement belle. C’est pourquoi je parlais d’une compréhension si claire. Pourquoi ?
Parce qu’il existe un besoin que nous avons tous, ressentir une clarté dans notre vie. Une simplicité ; une compréhension. Pas seulement se poser des questions, pas seulement des questions, mais d’avoir aussi des réponses. Pas seulement les problèmes du monde, mais aussi une solution qui réside dans le cœur de chaque être humain.
Écoutez ce que je dis, parce que je ne suis pas ici pour vous dire que vous êtes incomplets. Voyez-vous beaucoup de gens sont dans leur siège et se disent : « Heu ! » Et ils pensent à tout ce que je dis ; ils pensent, ils réfléchissent : « Et ce que c’est vrai,est-ce que ce n’est pas vrai ? » Mais écoutez ce que je dis. Sans jugement, écoutez ce que je dis, et vous découvrirez que ce que je vous dis, c’est tout ce que vous désirez, tout ce que vous cherchez est déjà en vous.
Vous êtes plus accompli que vous ne l’imaginez. Vous avez le plus fabuleux trésor en vous. Vous avez la plus fabuleuse clarté en vous. Vous avez à l’intérieur de vous la sensation la plus fabuleuse, vous avez la plus fabuleuse réalité. En vérité, en vous, réside le Dieu que vous avez toujours cherché.
Vous pouvez trouver votre paradis dés à présent. Et non seulement le trouver mais aussi en profiter. Non seulement vous pouvez trouver votre paix dés maintenant, mais vous pouvez aussi profiter de cette paix. Non seulement vous pouvez trouver votre clarté tout de suite, mais vous pouvez aussi profiter de cette clarté. Non seulement vous pouvez trouver votre compréhension dés à présent, mais vous pouvez aussi profiter de cette compréhension. Et à mon sens, c’est la plus grande réalisation qui soit.

Prem Rawat

Cueillez cette bénédiction et autre extrait

Cueillez cette bénédiction

« Le va et vient de la respiration est ma bénédiction. » La première fois que j’ai entendu ça j’ai pensé : « Oui, bien sûr. » Pour la plupart des gens c’est une surprise, pourtant ils le savent. Ils s’avent que c’est un bienfait. Pourtant ils sont là à demander : « Dieu, si tu existes, envoie-moi un signe de ta présence ! » De quel signe avez-vous besoin ? Il est là, le signe, juste sous votre nez. Mais ils ne le voient pas.
Pourquoi ? Parce qu’ils veulent un arc en ciel, ils veulent la foudre. Et Dieu lui, donne le souffle. « Mais comment est-ce que ça pourrait être le souffle ? » Quoi, c’est trop simple pour vous ? Trop simple ? Ou bien l’une des choses les plus complexes qui soient ?
Quelle est la chose que vous ne pouvez donner à personne d’autre ? Que vous ne pouvez pas partager. « Je vais partager mon souffle. Je vais t’en donner une vingtaine. »
Les médecins le savent bien. La respiration devient une chose vraiment très importante deux fois. Une fois lorsqu’on vient au monde : Au début les parents se demandent si ce sera une fille ou un garçon : « Si c’est une fille nous l’appellerons ceci, un garçon, cela. » Et puis : « Il sera docteur, il sera… » Cependant quand on vient au monde, leur souffle est suspendu, ils ne veulent pas savoir s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon. Ils ne veulent savoir qu’une chose, est ce que le bébé respire.
J’ai quatre enfants et j’étais présent à leur naissance. J’ai vécu ça. Les docteurs et autres, oh oui ! Tout le monde attend : Respire ! Ah il respire, super ! En fait mon plus jeune fils n’a pas pleuré. Quand il est arrivé il respirait, mais il n’a pas pleuré. Il regardait tout d’un air de dire : « Oh, c’est donc vous qui faisiez tout ce bruit. » Il était très détendu, il ne pleurait pas, mais il respirait.
Et la deuxième fois que l’on s’inquiète de savoir si vous respirez ou pas, c’est quand on voit que le respirateur n’oscille plus. Il est complètement plat. Il ne se passe rien. Les docteurs viennent, vérifient le pouls pour avoir confirmation : il y a un souffle ou pas ?
Si vous êtes futé, intéressez vous aussi à ce qui se passe entre deux. Pas seulement aux deux extrémités. Parce qu’il se trouve que lorsque vous cueillez cette bénédiction, elle vous remplie d’une joie immense. Est-ce une erreur ? Non. C’est comme ça que ça doit être. Vous avez cherché à accomplir votre intellect mais jamais votre cœur.
Essayez donc de combler votre cœur de joie.
En voici la particularité : La joie de l’intellect sera oubliée. Assez vite. C’est pourquoi on prend des photos. Comment se fait-on des amis ? On peut se retrouver avec un tas de gens et passer un bon moment. Et dés lors : « Tu es mon ami recommençons ! » Et les gens recommencent, ils sortent ensemble encore et encore en essayant de reproduire le même schéma, ou à s’en rapprocher le plus possible pour passer un bon moment.
Mais le cœur lui, se souvient toujours. Le cœur n’a pas besoin de photos. Le cœur se souvient. Remplissez votre cœur. Remplissez votre cœur et vous verrez la différence.

Comprendre la simplicité.

Question :
J’aimerais en apprendre davantage sur la simplicité. J’ai le sentiment d’avoir besoin d’aide pour ça.

Prem Rawat :
Qui êtes-vous, qu’est-ce que vous êtes ?
Il était une fois un vieil homme. Il marchait avec un gros ballot sur le dos, tout voûté. Un jeune homme qui allait dans la même direction rattrapa le vieil homme et lui dit : « Grand-père, je viens de l’université où j’ai passé mes examens avec succès et je rentre chez moi. Pouvez-vous m’enseigner quelque chose à propos de la vie ? »
Alors le vieil homme s’arrêta, posa son fardeau à terre et se redressa. Ensuite il regarda le jeune homme, lui sourit, remit son fardeau sur son dos, se voûta et reprit sa route.
Nous croyons en tellement de choses que nous ne savons pas, mais nous y croyons. Lorsque quelqu’un dit : « Non, permettez-moi de ressentir, je veux ressentir. » Alors le processus de simplicité commence. Pas d’hypothèses mais, laissez-moi ressentir, laissez-moi comprendre. » Non pas : « C’est comme ça, c’est comme çà. »
Pour être simple, comprenez une chose : Que vous êtes simple. Devenir simple n’est pas un processus pour devenir simple ; c’est défaire tout ce qui fait que vous n’êtes pas simple. Apprendre. Parfois le plus grand défi d’apprendre ce n’est pas apprendre, c’est désapprendre.
Commencez le processus de désapprentissage. « Je veux ressentir. Je veux comprendre.

Prem Rawat

 

Prem Rawat à Barcelone

 

Une très belle réalité

Il y a une réalité qui est tout autour de vous, pourtant ce n’est pas la réalité que vous percevez au quotidien. Ce que vous percevez chaque jour est ce que vous voulez percevoir chaque jour.
Cependant il y a une autre réalité. Cette réalité est-elle mauvaise ? Est-elle terrible ? Cette réalité est-elle horrible ? Non, non,non, c’est en fait une très belle réalité.
Vous connaissez votre détresse : Celle de ne pas vouloir changer ? Voici une bonne nouvelle. La bonne nouvelle c’est qu’il y a en vous une chose qui ne change pas ; et qui ne fait pas partie de l’illusion. Elle fait partie de la réalité.
Concentrez-vous sur ce qui ne change jamais
L’objectif est d’être comblé chaque jour. D’être conscient chaque jour, et de pouvoir m’exercer à être conscient chaque jour pour pouvoir y devenir habile. Et me permettre de ressentir au lieu d’expliquer ; me permettre de comprendre ; me permettre d’avoir le savoir dans ma vie, pas des hypothèses.
Me permettre d’être ancré dans la réalité. Pas la confusion. Pas le débat. Laissez-moi au contraire, chaque jour, bâtir ma journée, commencer ma journée sur cette base. C’est cela, la Connaissance. Vous commencez sous les meilleurs auspices qui soient. La concentration. Concentré sur ce qui ne change jamais.

Un jour vous ne serez plus là. Un jour, la planète ne sera plus là. Un jour le soleil ne sera plus là ; un jour la lune ne sera plus là. Mais savez-vous que ce qui est en vous sera toujours là ? Ce sera encore là. Alors tout n’est pas perdu. Cela dépend de qui vous connaissez. Cela ne dépend pas de ce que vous connaissez, mais de qui vous connaissez. Parce que si vous connaissez ceci, que se passe-t-il ?
Il ne s’agit pas de ce que vous connaissez. Il s’agit de qui vous connaissez. Et si vous connaissez l’Éternel en vous, alors vous connaissez vraiment quelque chose. Quelque chose de réel.

Prem Rawat