La vie et Imaginer le bonheur

Imaginer le bonheur

Les gens me demandent : « Êtes-vous associé au mysticisme ? Parlez-vous d’une chose de l’esprit ? Non ! Je parle de votre souffle. Il ne s’agit pas de se demander si vous avez un esprit ou pas. Voyez-vous, ça on peut en débattre. Mais on ne peut pas débattre : Respirez-vous ou non ? Il n’y a pas de débat possible, c’est basique, c’est simple, c’est clair. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de vous. De votre souffle. Si l’interlocuteur ne respire pas, il n’y a pas de débat possible.

Un manuel d’instructions ne facilite jamais les choses. Même si les instructions sont claires. Pour assembler un kit, par exemple. Un jouet d’enfant ? Des instructions pour l’assemblage sont fournies. On peut toujours comprendre ces instructions quand l’assemblage est terminé : « Oh, voilà ce qu’ils voulaient dire. »

La chose la plus simple – quand quelqu’un tente de l’expliquer – devient compliquée. Mais quand on la montre, même la chose la plus compliquée devient simple. Il en est ainsi depuis très longtemps. Cela commence par la quête du bonheur. Parce que c’est une possibilité pour l’être humain. Donc, la quête du bonheur. Ce n’est pas un mystère, c’est clair, c’est réalisable, c’est réel.

Il ne s’agit pas d’un groupe de personnes assises les yeux fermés qui psalmodient : « Je crois que je suis heureux, je crois que je suis heureux, je crois que je suis heureux… », parce que dans le monde il y a le bonheur imaginé. Il y a le bonheur imaginé et il y a le vrai bonheur. Le bonheur imaginé est un bonheur basé sur des formules : « Je conduis une Mercedes, j’ai un portefeuille, une carte de crédit valide. Mon fils est sorti premier de son école, donc je dois être heureux. »

C’est le même genre de bonheur que celui que l’on enseigne aux hôtesses de l’air :

« Souriez quand vous voyez un passager ! » Ce n’est pas ce qu’elles font mais c’est ce qui leur est appris. Ou bien le portier d’un hôtel : « Accueillez le client avec un sourire et un abord engageant, souhaitez leur le bonjour et… » Tout ceci est imaginé.

Êtes-vous vraiment heureux ? Une personne qui à vraiment ressenti le bonheur dans sa vie – non pas une seule fois mais chaque jour… Voyez-vous c’est l’autre mythe : « Vous n’avez besoin de ressentir le bonheur qu’une seule fois, et c’est tout. » Une seule fois ? C’est tout ? Mais c’est organisé comme ça : « Vous êtes éclairé encore et encore, ensuite vous passez à travers quelque chose et vous avez cet éveil et c’est tout. Ensuite, quand vous avez accompli cet éveil, vous savez tout. » Tout ? Avez-vous vraiment envie de tout savoir ?

Il y a des jours où l’on reçoit tel nombre d’e-mails. D’autres tel nombre de coups de fil. Voulez-vous tout savoir ? Non. L’éveil n’a rien à voir avec ça. L’éveil s’est se connaître soi-même. Seulement soi. C’est ça l’éveil.

Prem Rawat

Prem Rawat à Hawaï

Hapuna Beach, Hawaï ALOHA – Bienvenue

 

Sur  la grande île d’Hawaï, un groupe d’iliens s’est rassemblé pour une conférence privée avec Maharaji à Hapuna Beach. Un sentiment de Ohana – communauté – imprégnait la conférence, comparable à celui d’un groupe d’amis réuni pour parler des choses simples et importantes.

De nombreux habitants des îles ont fait un saut à Hapuna. Les insulaires ont rencontré des amis à la conférence, découvrant par la même occasion leur intérêt mutuel pour le message de Maharaji.

Des couleurs, des fleurs, des odeurs, des rires et aloha (bienvenue) retentissants, remplissaient l’air.

« Il y a une chose que la lumière vous permet de faire dont l’obscurité est incapable – et c’est de voir. De choisir où vous voulez aller. Dans l’obcurité, vous n’avez pas le choix.

Les choix ne sont là pour vous que lorsqu’il y a la lumière.
La question qui en découle est donc : voulez-vous être capables de choisir ce que vous accomplissez
dans la vie ? »  Prem Rawat

Ce que vous avez réellement

Dans ce monde, dans cette vie, nous vivons à une époque, dans une société où la conviction que nous devons nous perfectionner est très répandue. Nous devons devenir meilleurs. Donc, il y a de nombreux séminaires, les gens lisent des livres, ils font des voyages, dont les prémisses sont toujours que nous devons nous perfectionner.

Un homme avait un ranch en Australie. Il était très pauvre. Il avait vendu beaucoup de ses biens juste pour rester à flot. Le moment arriva où il ne pouvait plus rien se permettre. En fin de compte, il décida de vendre le ranch. Sa situation s’était tellement envenimée qu’ils en étaient réduits à grappiller ce qu’ils pouvaient dans la nature, n’ayant pas d’argent pour acheter à manger dans le commerce. Et puis un jour – l’un des derniers avant la vente du ranch, motivé par sa frustration, sa colère, – peu importe – il commença à creuser. En creusant il découvrit une mine d’or.

Maintenant, le fait est que la mine d’or avait toujours été là. Personne ne l’avait mise là au tout dernier moment. Il fallait qu’il creuse. Et en creusant, il trouva quelque chose qu’il n’aurait pu imaginer. Une chose qu’il était incapable de concevoir. Pendant tout le temps où il était dans son petit monde, dans son histoire, dans ses aspirations, dans ses vœux, dans ses prières pour gagner un jour supplémentaire, pour que son sort s’améliore, tout ce qu’il cherchait était là et l’avait toujours été.

Il avait peut-être prié, cherché, enquêté, demandé à ses amis et passé de nombreuses nuits sans sommeil, allongé dans son lit, en espérant, en faisant un vœu : « Je vous en prie, je vous en prie. Accordez-moi des temps meilleurs. Donnez-moi la force de continuer, d’avancer. » Et rien ne se passait. Pas un signe, pas de message dans le ciel, rien. Tout continuait de la même façon. Le jour arriva où finalement il devait vendre le ranch, mais en creusant un peu, toutes ses prières, toutes ses questions, tout reçut une réponse.

Je ne peux peux pas m’empêcher de penser que chacun d’entre nous sur terre est semblable. Que, nous aussi, nous avons ce ranch de la vie. Ce ranch a eu des bons jours et des mauvais jours. Ce ranch, cette ferme, a vécu des heures de prospérité, de pluie, de récoltes exceptionnelles, et ce ranch a aussi vécu la sécheresse, et nous, fermiers, avons passé de nombreuses nuits dans notre lit, à vouloir, à espérer, à penser que les bons jours reviendraient. Qu’on ne sait comment, la situation redeviendrait bonne.

Ceci peut prendre la forme qui vous convient. Il peut s’agir du fermier allongé là espérant devenir un meilleur agriculteur, ce que font beaucoup de gens. « Je veux m’améliorer. » Mais tout ce que cela demande en fait, c’est de creuser en dedans et trouver la mine d’or. Assez bizarrement, nous avons cette ambition d’auto amélioration, mais nous ne sommes pas réellement qualifiés pour ça. Et pourquoi ne sommes-nous pas qualifiés pour ça ? Parce que nous ne connaissons pas le soi.

Nous nous laissons absorber par les descriptions. Nous sommes absorbés à essayer de décrire. Nous sommes absorbés à tenter d’imaginer. Nous somme absorbés à tenter de visualiser ce qu’est cette amélioration, mais sans reconnaître le soi, amélioration de quoi ? Parce que ce qui doit être découvert, ce qui doit être compris, ce qui doit être réalisé est ceci : tout ce que nous cherchons est en nous, si nous avons jamais désiré la paix alors il y a une mine infinie de paix à l’intérieur de chaque être humain sur terre. Si nous avons jamais désiré le véritable amour, l’amour inconditionnel, l’amour sincère, alors en chaque être humain il y a des réserves infinies de cet amour-là.

Si vous avez jamais désiré la joie dans votre vie, alors à l’intérieur de chaque être humain sur terre existe une joie illimitée. Illimitée. Plus profonde que l’océan. Approchant l’espace dans sa profondeur. Une joie illimitée en chaque être humain.

Mes amis, c’est ça la réalité. Ce n’est pas de la fiction. C’est ça la réalité.

Prem Rawat

Trois questions

Il n’existe que deux sortes de gens dans ce monde. Ceux qui ont posé ces questions, et ceux qui ne les ont pas encore posées.

Les êtres humains posent ces questions depuis très, très longtemps. Et bien que nous ayons désormais l’internet et plus de livres, plus d’universités, plus d’écoles, plus de professeurs maintenant, ces questions demeurent sans réponses.

Quelles sont ces questions ?

Maintenant, on pourrait penser qu’avec tous les gens qui sont passé sur cette terre et ont posé cette question : Qui suis-je ? Quelqu’un aurait compris et l’aurait écrit dans un livre. Publié sous le titre :  Les trois questions les plus importantes que vous vous poserez et la réponse à ces questions.

Qui suis-je ? Qu’est-ce que je fais ici ? Quel est le propos de ma vie ? Pourquoi, à votre avis n’y a-t-il pas de livre intitulé Les trois questions les plus fréquemment posées et les réponses à ces questions ?

Les réponses à ces questions n’existent pas en paroles. Vous pensiez que le langage est sans limites, n’est-ce pas ?

« Commençons par ces trois questions. » Bien sûr que le langage a des tonnes de limites. C’est pourquoi les gens ne sont pas capables de se dire, « vous savez quoi ? Vous voulez la même chose que moi – faisons la paix. » Étrangement, les gens ne savent pas se dire ça. Parfois, un mari ne sait pas dire « je t’aime » à sa femme. Une femme ne sait comment dire « je t’aime » à son mari. Parfois, des parents ne disent pas « je t’aime » à leurs enfants. Des amoureux ne se le disent pas. Ils doivent attendre la saint Valentin, la fête des pères, la fête des mères. L’anniversaire des enfants. Quel piège.

Alors que l’amour doit être exprimé chaque jour – à chaque instant. Ce ne sera pas toujours comme ça. Et là, la réponse à ces questions ne peut être exprimée par des mots. Parce qu’elle doit être ressentie dans cet endroit unique et particulier que vous possédez. Savez-vous qu’il y a en vous un endroit bien particulier ? Et on l’appelle le cœur. Cœur  n’est pas le mot exact. Les gens disent : « Et bien mon cœur bat. » c’est une chose importante. C’est un organe important. Et c’est un endroit important. Les gens lui donnent le nom de « cœur. »

Parce que c’est le seul endroit où vous pouvez ressentir la présence du Divin dans votre existence. Ce cerveau en est incapable. Il devient confus. Il est déconcerté. Pour lui, tout peut être vrai, et instantanément devenir mensonge. Ce cœur est le seul qui reconnaisse la vérité authentique. Il est la seule chose qui soit à même de reconnaître la gloire de votre existence. C’est là que nous avons commencé, n’est-ce pas ? Il s’agissait de votre vie. Du fait que vous êtes en vie.

Je continue a penser que c’est la chose la plus profonde que l’on puisse dire à un être humain : « Vous êtes en vie ! »

Prem Rawat

Devenir papillon …..

 

L’éveil est une simple métamorphose. Il résulte d’une compréhension. Si vous êtes prisonnier des croyances et ne convertissez jamais vos croyances en savoir, vous ne compléterez jamais le processus pour devenir papillon. C’est pourtant ce que vous êtes censés être.

Beaucoup de gens disent : « Que voulez-vous dire par croyances ? Qu’y a-t-il de mal à croire ? » Il n’y a pas de mal à croire.

Croire est comme une bougie éteinte. Quand vous l’allumez, elle se transforme en savoir. Si croire peut vous mener à savoir, il n’y a pas de mal. Mais si la croyance vous empêche de savoir, alors ce n’est pas bon. Vous devez savoir. Savoir est tellement différent. Lorsqu’on croit, il n’y a que des questions. Vous souvenez-vous des jeux où vous vous amusiez à faire semblant quand vous étiez enfants ? La question était systématiquement : « Bon, alors maintenant on est en train de boire du thé ? » Parce qu’il n’y avait pas de thé. « Maintenant est-ce qu’on boit du thé ? On mange des toasts ? » Et quelqu’un devait vous dire, « Bon, maintenant on va manger des toasts. » C’est le problème avec croire. Et dans le monde des croyances, il n’y a que des questions.

Alors, qu’est-ce qui se passe maintenant ? Que va-t-il se passer ? De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que c’est que ceci, et que cela ? Pourquoi cette personne a-t-elle dit cela ? Qu’est-ce qu’elle a dit à votre avis ? » Et ainsi de suite. Et tout le monde tourne en rond.

Le monde du savoir est tout le contraire de ça. Tout ce que vous avez, ce sont les réponses – pas les questions. Parce que vous savez. Et c’est ce que je veux que vous fassiez – savoir. C’est pourquoi le cadeau que j’offre s’appelle la Connaissance de Soi.

Vous connaître. C’est ce que vous pouvez faire. Connaître le soi. Parce que le jour où vous commencez à comprendre, à connaître le soi, est le jour où votre cœur commence à se remplir de gratitude. Vous avez désormais vu la beauté de ce cadeau de la vie qui vous à été fait. C’est la raison de la gratitude. Non pas parce que quelqu’un vous a dit que vous devez être reconnaissant. Non pas parce que quelqu’un vous a dit de sourire. Vous souriez parce que vous avez vraiment trouvé une raison de sourire. Vous avez découvert que même quand tout va mal, l’essence de ce Divin réside quand même en vous.

Tout va bien. Bien. Le jour où vous accueillez ce jumelage – que vous n’invalidez pas la décision du Divin de venir résider en vous, est le jour où vous direz la prière la plus merveilleuse. Pas en paroles. Ce jour-là, vous aurez répondu aux questions que les êtres humains se posent depuis extrêmement longtemps.

Comme toujours

Peut-être le monde a-t-il changé, mais les gens n’ont pas changé.
Vous avez encore besoin d’amour.
Vous avez encore besoin de cette sensation dans votre vie.
Vous avez encore besoin de ce soutien dans votre vie.
Vous avez encore besoin de cette clarté dans votre vie,
comme toujours.

En cet endroit

Quel est le cadeau suprême dont tant de gens ont parlé ?

Quel est l’accomplissement idéal par excellence, le plus incroyable qui soit sur cette terre ? Les chefs d’états ont tous successivement parlé de la paix.

La paix est bienfaisante, la joie est bienfaisante, être conscient c’est bienfaisant, et si vous pouviez vous exercer à être conscient dans la vie, alors ce serait une chose merveilleuse, – imaginez les récompenses, les gratifications d’être conscient.

Imaginez les gratifications du bonheur. Imaginez les gratifications de la joie. Imaginez les gratifications d’une vie satisfaite. Imaginez les gratifications d’un cœur comblé.

Imaginez les gratifications d’une vie bien remplie – pas vide. Pas à demi pleine, pas au quart pleine.

Bien remplie.

Prem Rawat.

Extraits choisis – L’attente …

L’attente – pensez à tout ce qu’attendent les gens. Vous n’avez plus à attendre. Vous n’avez pas à changer toutes ces choses autour de vous.

De toutes façons, c’est impossible, parce que lorsque vous tenterez de les modifier, elles essayeront à leur tour de vous changer. Et quand elles y parviendront, cela ne vous plaira pas.

J’ai réalisé que je ne peux pas tout changer, mais il y a une chose que je peux changer. Tout ce que j’ai à faire c’est modifier ma liste de priorités. Le changement doit venir de l’intérieur. C’est pourquoi je dis que c’est facile. Vous n’avez rien à jeter, il faut juste réarranger. Parmi toutes les choses qui ont pris la priorité, choisissez la priorité d’être satisfait et placez-la tout en haut de la liste. C’est tout.

Oui, vous pouvez être comblé. C’est ça qui est important. Le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire est le cadeau de la joie, le cadeau de la paix. C’est ce qu’il y a de mieux. Et chaque pas fait vers la connaissance de la chose dont vous avez soif – que votre vie soit réalisée –, compte.

C’est toujours là

Pour moi, il ne s’agit pas de ne jamais oublier, de ne jamais échouer, ne jamais tomber. Ce ne devrait jamais être l’objectif dans la vie. Il s’agit de ce dont vous vous souvenez.

Quand vous tombez, vous vous relevez.

Quand vous oubliez, vous en revenez à vous souvenir d’une chose – l’appel du cœur. Le vœu, la soif, le désir d’être comblé. Comblé. De savoir, – savoir que, où que j’aille, quoi que je fasse, il existe une chose qui ne m’abandonne pas. Ma soif ne m’a pas abandonné.

Elle sera toujours là.

Coup d’œil sur la vie

Et si je vous disais que même pendant la pire des journées, vous êtes béni. Seriez-vous d’accord avec moi ?

Certains le seraient, d’autres pas : « Non, non, non, c’est une mauvaise journée. Une mauvaise journée est ce qu’elle est. Comment puis-je être béni quand j’ai une mauvaise journée ? »

Quand vous voyez un tableau très laid, pourquoi ne pas dire : « Oh, le pinceau était vraiment mauvais. » Non, vous dites : « L’artiste n’est pas très bon. » Vous faites une distinction. Il y a aussi une distinction entre toutes les choses qui arrivent dans votre vie, et votre vie en soi.

Cette vie, elle n’est que le pinceau. Vous êtes le peintre. Qu’avez-vous peint ? Est-ce une croute ? Pourquoi blâmer le pinceau de la vie pour une toile laide ? Vous ne devez pas blâmer un morceau de pain d’avoir été brûlé. Il y a une distinction à faire.

Vous ne pouvez pas semer du blé et vous attendre à récolter du riz. C’est impossible. Ce que vous semez est ce que vous récolterez. Si l’image est laide, ce n’est pas à cause du pinceau.

J’aime bien prendre des photos. J’ai des appareils. Bien sûr, on veut être professionnel – pas question d’utiliser un auto-focus, il faut avoir un objectif réglable manuellement. Certains appareils n’en ont pas. Tout doit être fait manuellement. J’ai horreur de ça et j’adore ça. Savez-vous pourquoi ? Parce que l’image est floue, devinez à qui la faute ? Et quand l’image est claire, devinez qui est à féliciter ?

On vous a donné ce cadeau de la vie. Qu’avez-vous peint. Et qu’allez-vous peindre ?

Prem Rawat

 

 

Sagesse

 

Sagesse

La sagesse est ce qu’elle est d’où qu’elle vienne, que ce soit de Chine, de Toto, de Ramayana, de la Gita, de la Bible, du Coran, ou qu’il s’agisse d’une inscription dans le sable.

La sagesse est la sagesse.
Le problème que je constate dans ce monde est le suivant : Les gens sont tellement obsédés par leurs questions, que même après avoir obtenu une réponse, ils ne veulent pas lâcher la question. Une question est un moyen d’obtenir une réponse. Ne l’oubliez pas. Soyez contents de lâcher la question une fois que vous avez trouvé la réponse.

Votre champ

Vous êtes un fermier, vous exploitez votre potentiel humain. Le temps qui vous a été accordé est votre champ.
Un jour peut-être

Notre attention se porte vers tellement d’endroits. Chaque jour nous entendons des choses : « Il se passe ceci, il se passe cela. » Nous y réfléchissons et nous pensons :

« Un jour je ferai peut-être ceci, j’irai là. Un jour j’aurai peut-être ceci, un jour peut-être … un jour… un jour… » Nous sommes comme ça. Nous voyons une belle publicité sur un endroit superbe, une plage idyllique, une eau claire, que sais-je. Ensuite nous pensons :
« Un jour, j’irai là bas. Et toute notre vie est morcelée ainsi : « Un jour, un jour, un jour… » Mais il se passe quelque chose qui n’a rien à voir avec « un jour. »

Il s’agit d’aujourd’hui. Aujourd’hui.

Pour vous, ce « un jour » est arrivé. Pour vous, le miracle a eu lieu. Pour vous, l’impossible a été rendu possible. Pour vous – pour vous, les montagnes ont été déplacées. Pour vous, la chose la plus extraordinaire s’est déroulée. Pour vous le Divin a crée un espace. Et dans cet espace, le Divin a décidé de vous tenir compagnie.

« Un jour ce serait bien. Un jour, c’est bien, » Comment est-ce que ça commence ? Quand nous sommes jeunes, nous voulons être plus âgés. Nous imaginons : «  Un jour, un jour je pourrai faire ceci, un jour je pourrai faire cela. » Nous demandons à notre père, à nos frères, à nos oncles : « Pourquoi ne puis-je pas faire ça ? »

Quand nous étions plus jeunes, nous avions de l’imagination. C’est tout ce dont nous avions besoin. Nous pouvions nous mettre au volant d’une voiture totalement immobile. À l’arrêt. Et nous pouvions la faire avancer, faire une balade avec, pendant des heures parfois, debout sur le siège, volant en main, en imitant le bruit du moteur avec la bouche. Et nous voilà partis. Imaginer. À l’époque, nous voulions conquérir le monde, nous voulions pouvoir tout faire.

Il y a du matériel de cuisine miniature, des jouets. Ils sont équipés d’ampoules qui dégagent peu de chaleur. Les enfant se réunissaient et préparaient un petit gâteau :

« Nous faisons la cuisine, nous savons cuisiner. » Nous ne savions pas cuisiner, nous faisions semblant de savoir cuisiner.

Nous étions impatients. Nous avions hâte d’arriver au jour où nous serions capables de faire ce que nous voyions faire les autres. Les enfants ont hâte – hâte d’aller à l’école, et bien sûr, une fois à l’école, ils ont horreur de ça parce que : « Je veux être habillé comme mon frère ainé, je veux faire ceci, je veux faire cela. »

Ensuite évidemment, les gens ont hâte de passer leur permis de conduire : « J’ai hâte d’avoir mon permis de conduire. Tellement, tellement hâte. » Ils ont hâte que ce jour là arrive. Ils ont hâte d’avoir un métier. Ils ont hâte de prendre leur retraite : « Je me réjouis à l’avance d’être à la retraite; » Pourtant, avez-vous jamais réalisé, avez-vous jamais regardé ce que vous aviez déjà ?

Une journée que vous n’avez pas à attendre, elle est là. Elle est là. Ce n’est pas triste, en fait c’est vraiment passionnant. Extrêmement passionnant. Parce qu’il s’agit de la reconnaissance fondamentale de ce que vous êtes.

Ce matin, j’étais en train de me préparer, j’accomplissais des actes routiniers. Et j’ai commencé à réfléchir : « Quelle est la chose la plus profonde que tu puisses dire à un être humain ? » Question intéressante, hem ! Voilà ce que j’en pense.

Quelle est la chose la plus profonde que l’on puisse dire à un être humain ? Qu’est-ce que ça peut bien être ? Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une question. Parce j’ai trouvé une réponse. Et quand j’en trouve une, je dois y réfléchir : Est-ce vraiment sûr ? Parce que ce que j’ai trouvé, c’est que la chose la plus profonde que l’on puisse dire à un être humain, est : Vous êtes en vie.

Alors j’ai bien entendu été obligé de lui faire passer mon propre test de vérité. J’ai dit :

« Ne serait-il pas plus profond de dire à quelqu’un « Dieu vous aime ? » Est-ce que ce ne serait pas plus profond, plus fort ? Mais si vous êtes mort, quelle différence cela ferait-il ? La chose la plus profonde que l’on puisse dire à un être humain est : Vous êtes en vie.

Quand il s’agit d’une chose profonde, ce doit être évident. Ce ne peut pas être mystérieux, ce doit être évident. Ce ne peut pas être sujet à interprétations.

Donc vous êtes en vie. Ce jour est arrivé. C’est aujourd’hui.

Prem Rawat