Prem Rawat à Berkeley

Prem Rawat à Berkeley, le 31 juillet 2010

 « Si vous cherchez le suprême, allez à l’intérieur de vous. C’est ce que j’offre. C’est ça la Connaissance. La Connaissance est l’endroit qui ne varie jamais parmi tous les changements : il sera là pendant le restant de vos jours. »

« Beaucoup de gens veulent que vous croyiez. Pas moi. Je veux que vous sachiez parce qu’une fois que vous savez, vous avez le choix. Si vous voulez croire – très bien. Si vous ne voulez pas croire – très bien. Mais si vous ne savez pas, le choix ne vous est pas permis, vous êtes obligé de croire. »

« S’il suffisait de croire, pourquoi, à votre avis, existerait-il une chose appelée savoir ? Parce que croire ne suffit pas. Croire n’a pas l’’impact du savoir. Car savoir est certitude ! »

Extraits de Newcastle 

 « Je dois me préparer afin que quoi qu’il arrive, cette journée ne disparaisse pas. Et si je suis capable de me préparer pour aujourd’hui, et si je suis capable de me préparer pour demain, peut-être puis-je récolter assez de perspicacité pour me préparer pour cette vie. Pour que cette vie ne disparaisse pas, elle non plus. Qu’elle reste, chaque jour, quelque chose de réel pour moi – pendant le restant de mes jours. »

« Quoi que vous fassiez dans la vie – que vous décidiez de vous ouvrir à la Connaissance ou pas, que vous décidiez que ce que je dis est valable ou pas, voici ma contribution, un conseil pour vous : Quelle que soit votre décision, ne vous laissez pas distraire. La vie défile trop vite pour être distrait. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être distraits. Vous ne le pouvez pas. »
« C’est ce qu’est cette vie, non ? Elle est le petit pont où l’infini et le périssable se sont rapprochés autant qu’humainement possible. Et c’est ça. C’est votre chance d’obtenir la réalisation suprême, la sensation suprême,  une compréhension suprême, la clarté suprême. On ne peut pas en être plus proche. Que voulez-vous faire ? L’opportunité est là. Aujourd’hui est venu, et est presque reparti. Il n’est pourtant jamais trop tard. Il n’est jamais trop tard pour le reconnaître. »

« Il existe deux sortes de personnes : celles qui se contentent de croire, et celles, peu nombreuses, qui ne sont satisfaites que lorsqu’elles savent.

Que veut dire savoir ? Cela signifie deux choses : non seulement qu’on a la réponse, mais qu’en plus, on la comprend. »

Prem Rawat

C’est maintenant

Munich, Allemagne 

Par nature – non par la pensée ou par choix, mais par la nature d’un être humain, vous avez besoin d’être en paix. Par nature, vous avez besoin de vous sentir comblés. Par nature, vous avez besoin de ressentir la satisfaction. Ce n’est pas un choix. Car si vous ne vous sentez pas satisfaits, les choses vont mal pour vous, même si elles vont bien.

Je peux vous aider à reconnaître votre souffle comme vous ne l’avez jamais fait auparavant. Je le peux. C’est ce que je fais. C’est ce que je fais. Je peux vous aider à reconnaître la beauté –  remarquez que je n’utilise pas le mot importance, mais le mot beauté – la beauté d’un instant de votre vie. Je peux vous aider à reconnaître la paix qui danse en votre cœur.

Trouvez cette merveilleuse paix en vous. Trouvez cette richesse. Trouvez cet enthousiasme, ce joyau, cette plénitude. Car il n’y a pas de limite à la plénitude. Il n’y a pas de limite à la satisfaction, et il n’y a pas de limite à la gratitude. Ces choses-là sont éternelles.

C’est maintenant

Il y a des gens dans le monde qui vous expliqueront comment gérer vos problèmes, – pas vous débarrasser de vos problèmes, – gérer vos problèmes, « gérer votre colère. »  Quand rien ne va, les rouages grincent, c’est la colère. Et les gens disent : « Non, ne vous en débarrassez pas, gérez-la. » Quoi ? Lui permettre de se perpétuer ? « La gérer. » Il y a toute une industrie un peu partout qui dit : « Écoutez, apprenez seulement à gérer vos problèmes. » Alors qu’il existe quelqu’un qui dit : « Quels problèmes ? Ces problèmes ? Ils disparaîtront automatiquement. Ne vous en souciez pas. Un jour ils seront tous partis.
Vous ne les aurez plus. »

Votre plus gros problème est de ne pas reconnaître le soi. Votre vie ne sera jamais équilibrée, quoi que vous fassiez, si vous ne placez pas le soi en premier. Le soi est le un. Tout le reste, ce sont des zéros. Vous pouvez avoir trois zéros et placer un derrière. Dans ce cas, quelle est la valeur de un, et quelle est la valeur des zéros ? Zéro reste zéro et le un reste un.. Placez le un devant ces zéros et qu’obtenez-vous ? Mille, dix mille. Continuez à additionner les rien mais, tant que vous placez ce un en premier, cela augmentera, millions, centaines de millions, centaines de centaines milliards, billions. Retournez ça et les zéros redeviennent des zéros, et le un reste un. Une petite formule. Si vous êtes capable de placer le soi en premier. Je ne dis pas être égoïste, pas le soi du genre : « Je dois être sur le devant de la scène. » Non, je ne parle pas de ça. Ça, ce n’est pas placer le soi en premier. C’est être égoïste, c’est de la bêtise. C’est être arrogant. Non. Le soi, dans votre propre vie, le soi que vous êtes, ce cygne, dont la présence permet à tout de se faire. En son absence rien n’arrive. En sa présence vous êtes vous-même, en son absence vous n’êtes rien. En sa présence vous êtes adoré, en son absence vous êtes enterré.

La bonne nouvelle est que cette compréhension, que cette clarté est possible. L’objectif de tout cela est la joie. Vous avez une vie, pas deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit. Réussissez-la. Réussissez-la maintenant. Combien d’erreurs avez-vous faites dans votre vie ? Les gens ont des anniversaires… 50, 60, 70. Statistiquement parlant, vous approchez. Mais ne vous y trompez pas. Ne vous y trompez pas. Statistiquement tout a commencé à votre naissance. Vous avez avancé vers ce jour là à la même vitesse toute votre vie. Cela semble peut-être plus rapide maintenant qu’auparavant. C’est une grande illusion. Vous avez avancé à vitesse constante vers ce jour là. Ce n’est pas à quelle distance vous êtes entre ces deux points qui compte. C’est le moment où vous l’obtenez qui compte. Même si ce n’est que deux minutes avant, mais vous l’avez, c’est fait. Vous l’avez. Obtenez-la. Maintenant.

Maintenant n’est jamais trop tôt, jamais trop tard. C’est maintenant, et si vous y arrivez, tout devient simple. Plus de guerres, plus de guerres. La guerre intérieure. Cette guerre fait rage depuis longtemps. Et il y a un cimetière où gisent les moments défunts, les moments défunts, les moments perdus à l’inconscience. Et il est immense, ce cimetière est immense. Vous devez mettre fin à cette guerre. La guerre à l’extérieur est le reflet de cette guerre-là. Est-ce que quelqu’un d’autre doit mettre fin à sa propre guerre avant que vous ne fassiez taire la vôtre ? Non. Soyez en paix. Il y a des gens qui parlent d’être en paix, en période de fêtes. Je parle d’être en paix toute l’année. Les gens veulent être dans la joie. Ils parlent d’être joyeux en période de fêtes. Je parle d’être dans la joie toute l’année. En fait, oubliez toute l’année, j’inspire les gens à être dans la joie à chaque instant de leur vie, parce que c’est possible. C’est possible et c’est possible pendant votre vie.

Alors j’espère que toutes ces choses merveilleuses se réaliseront pour vous.

Prem Rawat

Un million d’années

Savez-vous qu’un million d’années n’existeront qu’un instant ? Alors si vous pouvez capturer cet instant et ressentir ce qu’est être en vie, vous avez vécu un million d’années, un milliard d’années. Parce que vous avez capturé l’essence de la vie en un instant.

Il n’est pas question de spéculations. C’est maintenant. Et maintenant est une chose merveilleuse parce que maintenant ne porte pas tout le poids d’hier, la culpabilité d’hier. Et maintenant ne porte pas la peur de demain. Et n’apporte avec lui ni succès ni échecs. Et il est parfait. Et c’est ce qui vous a été donné.

Vous devez l’apprécier. Beaucoup de gens n’apprécient pas cette vie. Ils tentent d’arriver sur un plateau, au sommet d’une colline, au sommet d’une montagne. Et ils oublient que tout ce qui leur est demandé, en somme, c’est d’essayer. C’est tout. Parce que c’est une chose que vous pouvez faire. Si elle sortait du domaine de ce qu’il nous est permis de faire, du domaine du possible, alors cela n’en vaudrait pas la peine.

Les gens parlent de libération parce que c’est en quelque sorte un seuil qu’ils veulent atteindre. Et je leur dis : « Tout ce que vous pouvez faire, c’est essayer. C’est votre seul pouvoir. Alors qui, ici, ne peut pas essayer ? Il n’y a personne ici qui ne puisse faire un petit effort. Et parce que vous le pouvez, parce que c’est dans le domaine de vos possibilités, vous avez toutes les chances de réussir à capturer l’instant que l’on appelle le présent. Voilà à quel point c’est simple.

Voyager où ?

Qu’est-ce qui est immortel ? Pouvons-nous seulement le percevoir ? Pouvons-nous seulement imaginer ce qui est immortel ? Non. Il n’y a qu’une définition : « Quelque chose qui ne meurt jamais. »

Qu’est-ce qui ne meurt jamais ? Tout ce que peut embrasser le regard est déjà annoncé comme n’étant pas réel. « Ce n’est pas réel ? » Le soleil n’est pas réel ? Non. Un jour il disparaitra. « Voyons ! La terre est certainement réelle. » Désolé. Il fut un temps où elle n’existait pas. Pas plus que le soleil, et un jour elle disparaitra. « Comment pouvez-vous dire une chose pareille ? » Telle est la nature de tout ce que vous voyez. C’est naturel. Tout ce que vous croyiez être permanent ne l’a jamais été. C’est ce que tout cela voulait vous faire croire et vous vouliez y croire, désespérément.

C’est comme l’homme, la femme, l’équipe, qui bâtit une maison de sable au bord de l’océan. On y a construit  beaucoup de maisons. Le sable est moulé à la forme voulue, ensuite tout se désintègre, tout redevient comme avant. Les vagues viennent comme un râteau, et ratissent le sable, le grand égalisateur. N’en soyez pas attristés, seulement, réveillez-vous. Voyez-vous, c’est ce dont il s’agit. Ne restez pas là à penser : «  Oh, le grand égalisateur, je ne veux pas être égalisé. » Parce que ce n’est pas le propos. Vous pouvez danser. Très bien. Mais avez-vous appris à danser dans votre cœur ? Vous pouvez chanter. Très bien. Avez-vous appris à chanter dans votre cœur ? Parce que si ce n’est pas le cas, il reste incomplet. Le voyage reste incomplet.

Ce voyage, à qui, où, à quoi mène-t-il ? Les gens parlent du voyage, « voyage. » C’est comme un chemin très fréquenté, un chemin peu fréquenté, un chemin où personne n’a jamais marché, le chemin n’a pas encore été tracé, le chemin qui est en construction. Voyage vers qui, vers quoi ? Voyage, voyage, voyage, voyage. Quelqu’un a prononcé le mot voyage. « Est-ce que vous voyagez ? » « Oui, je voyage. Je voyage. Mon voyage a commencé. C’est mon voyage, mon voyage. » Quel voyage ? Vers qui, où ?
Où allons-nous ?

Les gens aiment bien s’approprier toutes ces phrases. « La paix. Oui, la paix, la paix, la paix est formidable. Nous avons tous besoin de paix. » Comprenez-vous ce que signifie la paix ? Avez-vous la moindre idée de ce qu’est la paix ? « Voyage, voyage, voyage… » Savez-vous ce que voyage veut dire ? Où allez-vous ? Vers qui ? Quelle est la destination ? En avez-vous une idée ?

Le jour où je suis capable de reconnaître, je peux atteindre cette sensation en moi, l’immortel en moi, un point c’est tout. C’est ça le voyage, aussi, le voyage de retour chez soi, chez soi. Le foyer, sans considération pour autre chose, là où je peux être, où je peux être satisfait, où je peux être heureux, où je peux être dans cette joie, où je peux être dans cette clarté, où je ne suis plus obligatoirement taraudé par les doutes.

Prem Rawat