Un million d’années

Savez-vous qu’un million d’années n’existeront qu’un instant ? Alors si vous pouvez capturer cet instant et ressentir ce qu’est être en vie, vous avez vécu un million d’années, un milliard d’années. Parce que vous avez capturé l’essence de la vie en un instant.

Il n’est pas question de spéculations. C’est maintenant. Et maintenant est une chose merveilleuse parce que maintenant ne porte pas tout le poids d’hier, la culpabilité d’hier. Et maintenant ne porte pas la peur de demain. Et n’apporte avec lui ni succès ni échecs. Et il est parfait. Et c’est ce qui vous a été donné.

Vous devez l’apprécier. Beaucoup de gens n’apprécient pas cette vie. Ils tentent d’arriver sur un plateau, au sommet d’une colline, au sommet d’une montagne. Et ils oublient que tout ce qui leur est demandé, en somme, c’est d’essayer. C’est tout. Parce que c’est une chose que vous pouvez faire. Si elle sortait du domaine de ce qu’il nous est permis de faire, du domaine du possible, alors cela n’en vaudrait pas la peine.

Les gens parlent de libération parce que c’est en quelque sorte un seuil qu’ils veulent atteindre. Et je leur dis : « Tout ce que vous pouvez faire, c’est essayer. C’est votre seul pouvoir. Alors qui, ici, ne peut pas essayer ? Il n’y a personne ici qui ne puisse faire un petit effort. Et parce que vous le pouvez, parce que c’est dans le domaine de vos possibilités, vous avez toutes les chances de réussir à capturer l’instant que l’on appelle le présent. Voilà à quel point c’est simple.

Voyager où ?

Qu’est-ce qui est immortel ? Pouvons-nous seulement le percevoir ? Pouvons-nous seulement imaginer ce qui est immortel ? Non. Il n’y a qu’une définition : « Quelque chose qui ne meurt jamais. »

Qu’est-ce qui ne meurt jamais ? Tout ce que peut embrasser le regard est déjà annoncé comme n’étant pas réel. « Ce n’est pas réel ? » Le soleil n’est pas réel ? Non. Un jour il disparaitra. « Voyons ! La terre est certainement réelle. » Désolé. Il fut un temps où elle n’existait pas. Pas plus que le soleil, et un jour elle disparaitra. « Comment pouvez-vous dire une chose pareille ? » Telle est la nature de tout ce que vous voyez. C’est naturel. Tout ce que vous croyiez être permanent ne l’a jamais été. C’est ce que tout cela voulait vous faire croire et vous vouliez y croire, désespérément.

C’est comme l’homme, la femme, l’équipe, qui bâtit une maison de sable au bord de l’océan. On y a construit  beaucoup de maisons. Le sable est moulé à la forme voulue, ensuite tout se désintègre, tout redevient comme avant. Les vagues viennent comme un râteau, et ratissent le sable, le grand égalisateur. N’en soyez pas attristés, seulement, réveillez-vous. Voyez-vous, c’est ce dont il s’agit. Ne restez pas là à penser : «  Oh, le grand égalisateur, je ne veux pas être égalisé. » Parce que ce n’est pas le propos. Vous pouvez danser. Très bien. Mais avez-vous appris à danser dans votre cœur ? Vous pouvez chanter. Très bien. Avez-vous appris à chanter dans votre cœur ? Parce que si ce n’est pas le cas, il reste incomplet. Le voyage reste incomplet.

Ce voyage, à qui, où, à quoi mène-t-il ? Les gens parlent du voyage, « voyage. » C’est comme un chemin très fréquenté, un chemin peu fréquenté, un chemin où personne n’a jamais marché, le chemin n’a pas encore été tracé, le chemin qui est en construction. Voyage vers qui, vers quoi ? Voyage, voyage, voyage, voyage. Quelqu’un a prononcé le mot voyage. « Est-ce que vous voyagez ? » « Oui, je voyage. Je voyage. Mon voyage a commencé. C’est mon voyage, mon voyage. » Quel voyage ? Vers qui, où ?
Où allons-nous ?

Les gens aiment bien s’approprier toutes ces phrases. « La paix. Oui, la paix, la paix, la paix est formidable. Nous avons tous besoin de paix. » Comprenez-vous ce que signifie la paix ? Avez-vous la moindre idée de ce qu’est la paix ? « Voyage, voyage, voyage… » Savez-vous ce que voyage veut dire ? Où allez-vous ? Vers qui ? Quelle est la destination ? En avez-vous une idée ?

Le jour où je suis capable de reconnaître, je peux atteindre cette sensation en moi, l’immortel en moi, un point c’est tout. C’est ça le voyage, aussi, le voyage de retour chez soi, chez soi. Le foyer, sans considération pour autre chose, là où je peux être, où je peux être satisfait, où je peux être heureux, où je peux être dans cette joie, où je peux être dans cette clarté, où je ne suis plus obligatoirement taraudé par les doutes.

Prem Rawat

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