Videz votre seau

« Nous avons rempli nos seaux avec les idées des autres : Videz votre seau, c’est votre seau. Il devrait au moins contenir ce qui, à votre avis, devrait s’y trouver. Parce que cette vie est la vôtre. Le cadeau de la vie vous a été donné. »

Quand je voyage pour parler aux gens, quel est le défi à relever ? Bien sûr, ce que je dis doit venir de mon cœur. Mon discours n’est pas écrit, il n’est pas tiré d’un livre. Mais la difficulté est de faire en sorte que vous vidiez votre seau. Il ne s’agit pas de prononcer des paroles éclairées, croyez-moi. Les gens s’imaginent que je vais leur dire quelque chose qui va les aider. Et c’est apparemment ce que je fais, parce que les gens m’écrivent après et disent combien ils se sentent accompagnés depuis qu’ils m’écoutent. Mais ce n’est pas ce que j’essaye de faire, parce que je ne peux pas forcer la sagesse dans la tête de quelqu’un. Tout ce que j’essaye de faire c’est aider les gens à vider leur seau. Notre plus grande limite est notre imagination. Je ne l’ai jamais dit auparavant parce que je savais que les gens diraient immédiatement : « Non, non, non, nous sommes capables d’imaginer des choses inouïes. » C’est vrai, mais quelque chose de tellement extraordinaire existe au-delà de votre capacité d’imaginer. Je l’appelle la paix et la joie qui résident dans votre cœur.

Le cerveau est une chose très particulière. Il tente d’assimiler le plus possible. Si nous voyons un objet que nous n’avions jamais vu, notre cerveau est très perplexe. Il réagit : « Qu’est-ce que c’est ? » L’imagination ne peut vous mener que jusqu’à un certain point. Dans le domaine du cœur au contraire, dans le domaine de cette beauté intérieure, il y a une chose réellement divine, pas de notre fait, par sa propre nature. Je ne parle pas de conjoncture. Je ne répondrai pas à vos questions. Est-ce que ça vous rend service ? Plutôt oui. Tout ce que je vais continuer à dire c’est : videz votre seau, et quand ce sera fait, vous aurez finalement de la place pour la venue des réponses. Car voyez-vous, les réponses sont en vous. Le croyez-vous ?

Nous vivons dans une société où, si nous voulons savoir quelque chose,
nous cherchons sur Internet pour trouver. Mais avez-vous trouvé ?

Où est la compréhension dans ce monde ? Les gens sont plus instruits que jamais. Chacun a ses raisons pour que les choses soient comme elles sont. Seulement la compréhension n’a rien à voir avec les raisons. La compréhension c’est ce qui a été compris, ce qui a été ressenti. Le propos n’est pas de prêcher, mais d’atteindre et de saisir les réponses, de réaliser : « Oui, maintenant je comprends. » C’est ce que je veux pour vous. Je ne veux pas que vous disiez : maintenant la réponse m’a été donnée – c’est sans intérêt. Je veux que vous puissiez dire : maintenant je comprends, maintenant je sais. Ce doit être ainsi – parce que c’est le cri de votre cœur. Il y a une opportunité, une simple opportunité – si vous pouvez la voir. Comment la voir ? Videz votre seau. Comment faire ? C’est facile ! Contentez-vous d’éliminer ce qui ne vous appartient pas, et je vous garantie que le seau sera entièrement vide. Parce que rien dans ce seau ne vous appartient.

Durant votre vie, on vous a affirmé des choses et vous avez dit : « D’accord ! » Chaque fois vous avez été d’accord, et quelque chose était placé dans le seau, encore et encore. Malheureusement, les choses en sont arrivées au point où il n’y a plus de place pour autre chose. Il est plein. Qu’est-ce qui est dans le seau ? Une partie des choses qui se passent dans le monde. Les gens se battent pour Dieu. Des nations entières sont polarisées. Les êtres humains expriment de la colère envers d’autres uniquement à cause de leurs opinions.  Nous avons crée un monde où, au lieu de dire, « bon, nous ne serons jamais capables de comprendre Dieu, contentons-nous de ressentir Dieu, de respecter Dieu, de chanter ses louanges. » Non. Ca ne peut pas être aussi simple que ça, « attribuons à Dieu un genre. » Croyez-vous que Dieu ait besoin d’un genre ? « Attribuons des mains à Dieu. » Dieu a-t-il besoin de mains ? Ce pouvoir, cette énergie, est partout : venu de nulle part, il ne va nulle part. Cette puissance a-t-elle besoin de jambes ? Pensez-y. Peut-être vous ai-je incités à vider votre seau. Ou peut-être vous ai-je donné l’idée de regarder votre seau et de constater à quel point il est plein. Voyez si vous pouvez reconnaître le fait que ces choses-là ne sont pas les vôtres. Vous ne les avez pas mises là. Ce sont les voix de ceux qui vous ont précédés, qui vous ont dit comment ce devait être. Et vous avez dit d’accord.

Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal. Je dis que c’est votre seau. Il devrait au moins contenir ce qui, à votre avis, devrait s’y trouver. Parce que cette vie est à votre intention. C’est à vous que le cadeau de la vie a été fait. Quand vous acceptez ce cadeau, cela vous comble d’une joie extraordinaire. Cela vous apporte une clarté sans pareille. Alors votre vie est remplie de gratitude, la gratitude d’être en vie. Pouvez-vous imaginer une meilleure histoire ? Pouvez-vous imaginer meilleure fin à une journée ? Pouvez-vous imaginer meilleur début à une journée que d’être rempli de gratitude ?

C’est le cadeau suprême !

Prem Rawat

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