La compagnie de la clarté

Si je garde la compagnie de la clarté, je commencerai à développer les qualités de la clarté, si je veux sentir le merveilleux parfum de la compréhension, je dois garder la compagnie de la compréhension. Restez en bonne compagnie, et vous baignerez dans leurs qualités. » Un saint homme indien avait l’habitude de parler de la façon dont tous les arbres qui poussent près du bois de santal commencent à prendre l’odeur du santal. Bien qu’ils ne soient pas de la même espèce, en grandissant ils acquièrent progressivement l’odeur du santal. Est-il donc possible pour moi, si je reste dans la compagnie de cette chose si belle, d’en développer les qualités ? Oui. Voilà ce que veux dire cette analogie. Si je consens à garder la compagnie de l’ignorance, alors moi aussi je prendrai les caractéristiques de l’ignorance. Mais si je suis en compagnie de la clarté, moi aussi je vais commencer à développer les caractéristiques, les qualités de la clarté. Si je veux avoir le merveilleux parfum de la compréhension, je dois rester en compagnie de la compréhension. S’il y a la moindre possibilité, si c’est un tout petit peu vrai – quelle possibilité existe dans ma vie !
Kabir, un autre Saint homme du 15e siècle dit : « Nous sommes comme un linge qui est lavé avec le savon de la clarté, encore et encore, jusqu’à ce qu’il commence à scintiller. Vous devez étinceler, vous devez briller de tous vos feux. Parce que c’est votre potentiel. » Vous n’êtes pas le santal et vous ne deviendrez pas santal. Mais êtes-vous capable de développer les caractéristiques, l’arôme, l’arôme tellement, tellement merveilleux du bois de santal ?  Oui. Là réside l’espoir. Des gens m’écrivent de partout dans le monde. Beaucoup sont dans des situations difficiles. Certains d’entre eux sont en prison, parfois condamnés à vie. Mon message leur parvient et c’est une dynamique incroyable.Quel espoir peuvent-ils bien avoir ? Pourtant même dans cette situation où il y a si peu d’espoir, ils sont en quête d’espoir. Ils cherchent la joie. Ils cherchent la clarté ! Nous nous activons à tant de choses, nous faisons tant de choses que nous croyons importantes. Mais écoutez l’être humain que vous êtes. Quel est votre besoin ? Votre besoin le plus réel est d’être satisfait.

Clarté

Nous avançons sur la route de la vie et nous disons : « Oh, j’ai besoin de ça, j’ai besoin de ça. » Certains de ces désirs sont nôtres, d’autres sont ce que les gens disent : « Voilà ce dont vous avez besoin, voilà ce dont vous avez besoin, et vous avez besoin de ceci, besoin de cela. » J’ai vu des gens s’enthousiasmer pour des beignets, les croustillants à la crème » ! J’ai entendu dire que la pâtisserie dont c’est la spécialité a une lumière qui s’allume quand les beignets viennent de sortir du four. Et qu’en fait, les gens qui connaissent le magasin ralentissent pour voir si la lumière s’allume. Si oui, et quoi qu’ils fassent, ils s’arrêtent et en achètent un pour satisfaire leur envie de se régaler. C’est tentant. Parfois l’idée m’effleure, « hum, je devrais peut-être goûter ce beignet « croustillant à la crème. » Ensuite je me dis : « Je ne veux pas. » Est-ce important ? Non !

Mais tout dans ce voyage de la vie est important : Ce qui m’appartient, ce qui ne m’appartient pas ; ce que je sais et ce que je crois. Ma soif et la soif qui a été surajoutée.  C’est un vaste sujet. Notre façon de parler, notre façon de penser, notre façon de concevoir les choses dans ce monde, est directement influencée par la société qui nous entoure, pas par nous. Mais quelle est la vraie soif ? Qui êtes-vous ? N’êtes-vous qu’une marionnette faite avec le papier mâché des concepts ? Une couche de papier, puis une autre, puis une autre ? Ou bien êtes-vous plus que cela ? Priez Dieu que la réponse soit « oui »,car si c’est « non »,mon Dieu, les difficultés arrivent. Nous avons des ennuis. La bonne nouvelle c’est qu’il y a une soif en chacun d’entre nous. Et vous n’en êtes peut-être pas conscients, mais dans le fond, vous le savez.

Restez en bonne compagnie, et vous en développerez, en absorberez les particularités. Restez en compagnie de la lumière, et vous commencerez à rayonner comme cette lumière. C’est la transformation d’un être humain qui devient réellement un « être. » Un « être » authentique. Simple. Conscient de l’existence. Il y a en vous une beauté avec laquelle vous pouvez être relié pendant le restant de vos jours. Elle n’a pas d’âge. Elle est intemporelle, belle, simple. Il existe peu de choses comme celle-ci au monde. Si vous voulez garder sa compagnie, je peux vous aider.

Prem Rawat

Un regard très particulier

Certaines personnes croient que nourrir ceux qui ont faim y suffira –  il y aura la paix. D’autres pensent : il faut éradiquer la pauvreté, que tout le monde soit riche, – cela apportera la paix. D’autres encore pensent que : non, il faut faire cesser les guerres. Je vais vous raconter une petite histoire à ce propos : Un jour, quatre aveugles marchaient sur une route quand ils entendirent un éléphant approcher. En Inde, on fixe souvent une cloche sur un éléphant pour prévenir les gens. Ils entendirent bientôt le cornac crier : « Faites place à l’éléphant ! » Les quatre aveugles s’arrêtèrent et dirent :
« Nous sommes aveugles et n’avons jamais vu d’éléphant, voyez-vous un inconvénient à nous laisser palper le vôtre ? » Le cornac répondit : « Pas de problème, vous pouvez le toucher. » Il s’arrêta donc et l’un des aveugles palpa une patte. Le deuxième alla à l’arrière et lui palpa la queue. Le troisième palpa sa trompe et le quatrième saisit son oreille. Bien sûr, le cornac était très curieux de connaître leurs impressions, car chacun d’entre eux avait touché une partie différente de l’animal.

Alors il demanda leur avis sur ce qu’est un éléphant. Celui qui avait palpé l’oreille dit : « Oh c’est facile, on dirait une feuille de banane. » Celui qui avait palpé la patte s’écria :  » Mais non, on dirait un tronc d’arbre ! » Celui qui avait palpé la trompe déclara : « Mais non, on dirait une grosse racine qui pend d’un banian ! » Et le dernier dit : « Ce n’est qu’une queue avec un plumeau au bout, comme sur une vache. »

Bien sûr, ce n’est qu’une histoire, pourtant quand on en vient à la paix, ce n’est pas différent. Chacun voit son propre besoin et l’associe à la paix. Seulement ces besoins changeront – qu’adviendra-t-il alors de la paix ? Je tiens donc à préciser ce que j’entends par paix. Commençons par les bases. La chose fondamentale est : Vous êtes un être humain. Quelle est la dernière fois où l’on vous a présenté en tant qu’être humain ? Je trouve ça drôle ! Je porte de nombreuses casquettes et les gens, quand ils me présentent, disent : « Voici le Capitaine Rawat, » ou « voici Prem Rawat, conférencier sur la paix, » et ainsi de suite. Mais qui me présente en tant qu’être humain ? J’ai assisté à de nombreuses réceptions où l’on se présente : « Je suis untel, untel et untel. » Bon, pas de problème. Mais qui est présenté en tant qu’être humain ? Voyez-vous, une vache peut ne pas reconnaître un âne, mais elle reconnaîtra sans aucun doute une autre vache. Un poisson ne reconnaît peut-être pas un corbeau, mais il reconnaîtra un autre poisson. Qui nous reconnaîtra, vous ou moi, comme un être humain, si ce n’est un autre être humain ? Il faut un regard très particulier pour voir un être humain en tant qu’être humain. Cela demande le regard de la simplicité, l’œil qui regarde qui vous êtes, qui admet votre douleur. « Oui, oui, nous sommes tous parfaits. Nous n’avons pas de problèmes. Enfin, comment pourrions-nous avoir des problèmes ? » Je regrette, mais nous en avons. Ça peut être aussi simple qu’un chat désobéissant, ou aussi complexe qu’une épouse qui vous déteste ou votre commerce sur le point de faire faillite. C’est ce qui arrive dans ce monde. Alors, qui a besoin de paix ? L’être humain a besoin de paix !

Quand toutes les casquettes sont enlevées, et qu’il ne reste que vous,
cet être humain a besoin de paix, vous, moi, la vraie paix, pas la paix conceptuelle. 

Paix

C’est lorsque cette admission prend forme que vous pouvez commencer à comprendre clairement la paix. C’est le jour où vous identifiez la paix comme étant pour vous et pas pour quelqu’un d’autre. Lorsque j’étais très jeune, les gens avaient l’habitude de me dire : « Le monde a besoin de paix. » Je leur répondais : « C’est vous qui avez besoin de paix. » Cela en choquait beaucoup. « Quoi, moi, j’ai besoin de paix ? » Oui.

Le besoin de paix n’est pas seulement sociétal. Il s’agit de trouver la racine de ce que nous sommes vraiment. Si vous comprenez que la paix est en vous et que la soif de paix est en vous, vous  venez de faire le plus grand pas vers la réalisation de la paix dans votre vie. Quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, la réalité est que votre désir de paix sera là. La raison de la paix sera là. Et le moyen de réaliser cette paix sera là aussi.

 Prem Rawat

Une histoire simple

Je suis ici pour vous raconter une histoire simple. Cette histoire ne parle pas d’animaux, de rois ou de reines. Elle ne parle pas de la réalisation du rêve d’un individu. Cette histoire parle de vous et moi – pendant que nous existons, pendant que nous sommes en vie.

Ce n’est pas une histoire d’ambition, parce que les ambitions des gens dépendent largement de leur position dans le monde. Si une personne perd son enfant, elle ne priera pas pour de l’argent. Elle ne priera que pour une seule et unique chose: « Mon Dieu, je te supplie de faire que mon enfant me soit rendu. »

Si un médecin dit à quelqu’un : « Vous avez un cancer, vous allez mourir. » Quelle sera sa prière ? Va-t-il prier pour une instruction supérieure ? Va-t-il prier pour un autre enfant ? Non, il va dire : « Mon Dieu, fais en sorte que ce soit aussi peu douloureux que possible, ou bien fais disparaitre mon cancer. » Et si un individu se retrouve pauvre ? Il va prier pour de l’argent.

La situation dans laquelle nous sommes change radicalement notre point de vue quant à nos besoins, sur ce qu’est le monde, sur ce qu’est la religion, sur ce qu’est Dieu – sur tout.

Il y a pourtant une réalité : La réalité de votre vie. C’est la plus belle réalité qui soit. Que vous soyez riche ou pauvre, que voulez-vous en réalité ? Dans cette histoire, – cette histoire sur vous et moi, – nous avons une chance de réaliser notre véritable aspiration. Si nous voulons que cette histoire soit agréable, si nous voulons qu’elle finisse bien, c’est possible. La question devient donc : « Quel est votre vœu ? »

Savez-vous ce que vous voulez, ce que vous avez toujours voulu, ce que vous voudrez toujours ?

L’opinion des autres et vos propres besoins sont deux choses bien distinctes.
Si vous n’avez pas identifié votre propre besoin
– votre vœu – toutes les opinions du monde ne s’en préoccuperont pas.
Ce ne sont que des opinions. Que voulez-vous ?

Opinion

Permettez-moi de vous parler d’une possibilité, d’un être humain à un autre. Je suggère que, ce que vous voulez dans la vie n’a pas besoin de nom. Vous pouvez appeler ça paix, vous pouvez l’appeler bonheur, vous pouvez l’appeler libération, vous pouvez l’appeler joie – pas de problème. Pourquoi ? Parce que ce ne sont que des qualificatifs différents pour la même chose. Quand le cœur est satisfait, la joie est là. Quand le cœur est satisfait, la paix est là.

Quelle est la différence entre l’obscurité et la lumière ? Dans l’obscurité on est incapable de voir. Quand on ne voit pas, on ne peut pas éviter les obstacles. Toutes les embuches, tous les obstacles sur la route ne disparaissent pas le matin au lever du soleil. Mais on peut les voir, et, parce qu’on peut les voir, on peut les éviter. La lumière ne supprime pas les obstacles, la lumière les éclaire.

Qu’est-ce que je donne ? Je donne un parapluie. Je ne supprime pas la pluie. On ne peut pas supprimer la pluie – il pleuvra. Mais ce n’est pas gênant quand on a un parapluie. Sans parapluie, on est trempés, et on ne veut pas être trempés.

Prem Rawat

La quête de satisfaction

Quand nous nous regardons les uns les autres, nous reconnaissons les visages, nous voyons les cheveux, la couleur de la peau, nous voyons les vêtements. Nous entendons les différentes langues, nous retenons toutes ces choses et, sur ces bases, nous estimons être différents. Mais ôtez quelques-unes de ces couches superficielles, et vous constaterez que dans ce monde nous sommes tous très semblables. Nous avons la même quête, nous voulons les mêmes choses, nous voulons que notre vie soit comblée. Nous voulons peut-être accomplir de grandes choses dans notre vie, mais nous voulons aussi être heureux.

Certains disent : L’obscurité existe pour nous permettre d’apprécier la lumière.
Mais devons-nous vraiment faire l’expérience de l’obscurité pour apprécier la lumière ? Personnellement, je ne suis pas aveugle, je peux voir, j’ai reçu le cadeau de la vue, je vois.

Lumiere

Cela signifie-t-il que je n’apprécie pas ce que je vois ? Bien sûr que si, j’apprécie. Dois-je être malheureux pour vouloir le bonheur ? Non ! Car le bonheur et la soif de bonheur font partie intégrante de moi.

Ces choses-là sont authentiques, l’une n’est pas la conséquence de l’absence de l’autre, elles sont réelles. Le désir d’être satisfait n’a pas besoin de m’être inculqué. Je n’ai pas été obligé d’apprendre par cœur mon désir d’être satisfait. Le désir d’être satisfait est une soif que j’ai toujours eue dans ma vie. Et tout ce que j’ai fait, je l’ai peut-être fait dans l’espoir de me rapprocher de ce but. Toutes les responsabilités que j’ai acceptées dans ma vie, tous les devoirs accomplis, pour le meilleur ou pour le pire, je les ai endossés dans l’espoir que peut-être, ils me rapprocheraient de ma destination, de mon désir d’être satisfait.

Cette histoire n’a pas à être une tragédie.
Cette histoire n’a pas à être futile.
Car si nous pouvons reconnaître la signification de la soif dans notre vie, nous pouvons entamer le processus de ce désir ardent, de la compréhension, nous pouvons faire le premier pas vers ce vœu dans notre vie.

Prem Rawat

Question de volonté ?

Prem Rawat parle des besoins fondamentaux. Quand vous avez faim,  vous ne pouvez pas vous contenter de dire, « je n’ai pas faim, je n’ai pas faim, je n’ai pas faim. » Vous pouvez dire, « oh, c’est une question de volonté. » Mais pas pour les bases, pas pour les choses qui sont vraiment importantes. 

La chose la plus importante que je puisse accomplir est de vous faire réfléchir, discerner ce qui vous a été donné, et vous faire penser à la possibilité d’être en paix dans la vie.

Par certains côtés, nous sommes très semblables. En tant qu’êtres humain, nous avons un besoin. Ce n’est pas un besoin créé par la société ou par la religion. C’est un besoin fondamental d’être accompli, d’être en paix. Il est facile de brandir le mot «  paix. »

Mais qu’est-ce que la paix ? Est-ce juste entendre des clochettes tintinnabuler dans le vent ? Pas de circulation ? Pas de trafic aérien ou ferroviaire ?

Déstabiliser

Pour certaines personnes, c’est exactement ce que paix signifie. Et il est triste que la pollution sonore externe devienne si irritante que lorsque son absence se fait sentir, nous l’appelons ça « la paix. »

Ou bien la paix est-elle une sensation ? Une sensation indéniable qui n’est pas née de la pensée. Tout ce qui nous arrive naît de la pensée. Nous recevons une bonne nouvelle, « tout va bien pour moi. » Nous recevons une mauvaise nouvelle, « pourquoi est-ce que ça m’arrive ? » Il ne faut pas grand-chose pour nous déstabiliser. Ça arrive quand nous sommes pris dans la circulation et que quelqu’un nous klaxonne. Même si on klaxonne quelqu’un d’autre, ça nous irrite, « qu’est-ce qui lui prend de me klaxonner ? » L’un de vos enfants vous annonce, « j’ai échoué, » et cela vous contrarie. Alors est-ce que la paix c’est ne pas être contrarié ? Il est tristement vrai que certaines personnes pensent que lorsqu’on n’est pas contrarié on doit être en paix. Et bien, il y a des gens dans un état végétatif, et rien ne les contrarie. Alors, qu’est-ce que la paix ?

Une chose qui ne naît pas de la pensée, elle est ressentie. Une chose qui réside dans l’océan des réponses, pas dans l’océan des questions. Nous avons appris à tout remettre en question, mais pas encore appris à accepter la réponse. Votre vie. Votre être. Que signifie être ici, être en vie ? Les gens lisent. Je ne suis pas contre les livres. L’un des murs de mon bureau est couvert de livres. Mais pourquoi est-ce que je me tourne vers les livres ? Peuvent-ils réellement me fournir cette réponse ? Un livre peut-il vraiment satisfaire ma faim ? Il y a de beaux livres illustrés de scènes aquatiques. Est-ce que cela peut étancher ma soif ? On ne peut pas se contenter de dire : « Je n’ai pas faim, je n’ai pas faim. » L’autre jour, je me suis levé tôt, j’ai pris un petit-déjeuner léger, ensuite je suis parti faire une conférence. Et mon estomac gargouillait. Je me disais, « tu n’as pas faim, tu n’as pas faim… » mais ça ne l’a pas arrêté. On peut dire, « oh, c’est une question de volonté. » Mais pas pour les bases, pas pour les choses qui sont vraiment importantes.

Un jour mon père est allé dans un endroit où il y avait de nombreux saints hommes. L’un d’entre eux se tenait sur une jambe et priait Dieu. Il y avait une pancarte disant qu’il se tenait sur une jambe sans parler depuis de nombreuses semaines. Mon père s’est planté devant lui et a dit : « Oh Seigneur, pourquoi lui avez-vous donné une seconde jambe ? Il ne s’en sert pas. Et pourquoi lui avez-vous donné une bouche ? Il ne s’en sert pas non plus. » Cet homme en fut si outré qu’il dit : « Comment osez-vous dire ça ! » Et la deuxième jambe redescendit. Alors ! Qu’est-ce que la paix ? Je ne peux pas vous le dire. J’ai ressenti la paix, et je peux la ressentir chaque jour, mais le ne peux pas vous expliquer ce ressenti. Tout comme je ne peux pas vous expliquer le goût du sucre. Si vous voulez savoir ce que je goûte, vous allez devoir le goûter aussi. Alors, et alors seulement vous comprendrez de quoi je parle.

La vie est un cadeau. Je veux la comprendre aussi clairement que possible avant de perdre la capacité de la comprendre. Je veux savoir ce qu’est ce miracle. Un miracle exige l’œil apte à le contempler – une personne qui comprend réellement ce qu’est un miracle. Le miracle le plus extraordinaire est le va et vient du souffle. De nulle part, il arrive, et nulle part, il va. De ce souffle vient le cadeau de la vie. Et la vie rend tous les autres miracles possibles. Vous pouvez être. Vous pouvez admirer. Vous pouvez être reconnaissant d’exister. Vous pouvez ressentir et donner de la bonté. Savoir dans la vie que tout va bien. Nous ne pensons à cela que dans les périodes à problèmes. Savez-vous que tout va bien pour vous ? Est toujours allé bien et ira toujours bien. Nous vivons dans un monde de peurs. Mais il a une chose en vous dont vous ne devriez pas avoir peur, et c’est l’aptitude de prendre plaisir à cette vie, d’apprécier cette vie.

Prem Rawat

La graine de la bienveillance

Quand nous venons au monde, on nous donne à tous des graines. Bien sûr, c’est une métaphore. Pourtant c’est vrai, on nous donne des graines. Mais en fait l’opportunité réside dans ce que nous faisons de ces graines. Que sont ces graines ?

Et bien nous pouvons commencer par des choses très simples.
L’une d’entre elles peut être la graine de la bienveillance.

Graine

Et bien sûr il y a la graine de la colère, mais il y a aussi la graine de la bonté, de la bienveillance. Il y a la graine de l’amour, il y a la graine de la compréhension. Il y a la graine du doute et la graine de la confusion. Et la graine que vous avez plantée dans votre jardin, quelle qu’elle soit – le jardin de la vie, le jardin de l’existence – deviendra en fin de compte ce dont vous disposerez pour vous asseoir et vous reposer. Et la qualité de ce repos dépend directement du genre de graine que vous avez semée.

Chaque graine donnée a une qualité spécifique, elle a quelque chose à offrir. Mais quand elle est semée, quand elle germe, grandit et devient un arbre, celui-ci a des caractéristiques particulières, qui peuvent vous plaire ou vous déplaire.

Je ne suis pas ici pour juger, ni pour essayer de vous influencer sur le genre de graine que vous devriez avoir semée. Je pense qu’en me contentant de faire ressortir certaines des caractéristiques de ces graines, vous êtes capables de prendre les décisions vous-même.

Je crois que fondamentalement, en tant qu’êtres humains vous avez la faculté de choisir en toute clarté, de choisir ce qui vous sera le plus bénéfique.
Chacun d’entre nous porte en lui – ou elle – un besoin inné, et ce besoin n’est jamais imposé par le monde. C’est notre besoin, et il est fondamental à chaque être humain, fondamental. Nous avions ce besoin quand nous étions jeunes. C’est le besoin qui est resté là toute notre vie et sera là jusqu’à la fin.
C’est ce que nous sommes, cela fait partie de notre nature.

Prem Rawat

Promesse de vie

« Cette existence, la vie que vous avez, est belle, malgré tous les problèmes, elle est merveilleuse. Regardez le désert. Quand il pleut, mystérieusement, le désert lui-même renferme une belle promesse de vie, de fleurs délicates. »

Promesse

Je ne suis pas ici pour vous dire ce qui est bien, ce qui est mal. Je ne suis pas ici pour essayer de parler de tous les problèmes du monde, parce qu’il y en a trop. Il faudrait bien plus d’une soirée pour les recenser. Mais voyez-vous, malgré tous ces problèmes, malgré tout ce qui ne va pas dans le monde, certaines choses sont bonnes. Vraiment, vraiment bonnes. Malgré toute la laideur qui existe dans ce monde, il y a une chose très, très belle. Malgré toutes les erreurs qui ont été faites dans ce monde, il y a une chose qui est parfaite – ce n’est pas une erreur. Cette perfection, cette beauté, ce bon, est en vous. Et c’est ce dont je suis venu parler.

Il y a des gens qui aiment parler de tous les problèmes, et dans un sens, je suis content qu’ils le fassent, mais je pense qu’il doit y avoir des gens qui parlent du bon, du bien, du beau. Parce que cette existence que vous avez, cette vie, malgré tous les problèmes, est belle, elle est merveilleuse. Et parfois nous oublions l’importance d’être en vie. Préoccupés par nos ennuis, nos luttes, nos idées, nos concepts, nous oublions ce qui nous a été donné.

Regardez le désert – le meilleur moment pour voir le désert n’est pas l’été, mais à la saison des pluies. Car mystérieusement, même le désert renferme la promesse d’une vie remarquable, de fleurs  tendres et délicates. Mais la pluie est indispensable. Sans la pluie, les rivières ne coulent pas. Elles gardent leur forme. La pluie est venue dans le désert et cela a façonné leur contour – et cette rivière, cette rivière à sec attend et attend, elle attend patiemment qu’il pleuve pour qu’encore une fois l’eau s’écoule dans son lit. Elle est prête. Elle est prête.

Qui sommes-nous ? Que sommes-nous ? Sommes-nous la somme de tout ce qui se passe autour de nous ? Ou bien existe-t-il davantage ? Le total consistant à s’éveiller le matin et être devant nos responsabilités : Je dois faire ceci, je dois faire cela, et je dois faire telle chose et telle autre !

Ou bien y a-t-il une chose à l’intérieur de chaque être humain qui veut sourire, qui veut être reconnaissante, ressentir de la gratitude, ressentir la joie ?

 Prem Rawat