Prem Rawat à Dublin

 

Extraits choisis de la conférenceLa vérité vous libèrera

Savez-vous ce qui vous motive? Connaissez-vous votre nature ? Savez-vous ce qui vous inspire ? Savez-vous quelle est la chose qui n’aime pas la douleur ? Le savez-vous ? Connaissez-vous la chose qui veut que vous ressentiez la paix ? Non pas une paix sortie de l’imagination de quelqu’un d’autre, mais la véritable paix.

Pourquoi est-ce que la paix vous attire ? Quelle vérité ? Qu’est-ce que c’est, cette histoire de vérité ? Ce micro est noir. Le fauteuil dans lequel je suis assis est gris. Est-ce vrai ? Bien sûr c’est vrai, n’est-ce pas ? Donc, avez-vous ressenti la paix ? Étiez-vous libéré en cet instant ? J’ai dit : « Ce micro est noir » Permettez-moi d’ajouter : « Ce micro est d’un noir mat, Cette chaise est d’un gris presque neutre. Presque, pas vraiment. »

Alors, êtes-vous libre, Vous sentez-vous libre maintenant ? Voyez-vous, c’est peut-être vrai, mais ce n’est pas LA vérité.
La vérité vous libérera.

Une passion infinie

J’ai observé la façon dont les gens se servent des mots. Et il y a eu un changement, c’est sûr. Aimer/Plaire. Là où le mot devrait être plaire, les gens utilisent le mot amour. Et ce ne sont que des mots. Qu’est-ce que ça peut faire ? Mais si à force de les prononcer vous commencez à y croire : « J’aime ma voiture, j’aime ma voiture, j’aime ma voiture, » vous commencez peut-être à  croire que vous aimez vraiment votre voiture. Mais vous ne pouvez pas aimer vraiment votre voiture. Elle peut vous plaire. Une voiture est un objet, elle n’a pas de vie propre.

Dans le même esprit, là où il doit y avoir de la passion, et là où cette passion doit être authentique, les gens l’ont remplacée par ce qui ne devrait être qu’un hobby. Quand on demande aux gens : « Qu’est-ce qui vous passionne ? » « Oh, j’adore jardiner, c’est ma passion. » Bon, c’est votre hobby, ça vous plait. Ce n’est pas comme si à l’article de la mort vous alliez déclarer : « Non, non, je dois être dans le jardin, ne m’emmenez pas à l’hôpital. » Cela vous plait beaucoup, vous y prenez plaisir. Et je ne prétends pas que vous ne devez pas y prendre plaisir. Certains aiment bien faire des maquettes. Ils y passent des heures. Je le faisais aussi, ce n’est donc pas comme si je vous disais que vous ne devriez pas le faire.

Mais la passion. Qu’est-ce qui vous passionne dans la vie ? Vraiment ! Qu’est-ce qui peut vous passionner ? Qu’est-ce qui peut déclencher en vous l’exaltation d’admirer ? D’admirer une chose incroyable. De la vouloir ; d’y penser, de vous passionner pour elle, de l’aimer ! Est-ce possible ?
Lorsque je fais des photos, la lumière est primordiale. Mais quand je vois un beau tableau, si il suscite en moi une émotion, alors je veux faire quelque chose qui inspire la même chose en moi. Pour moi, le fait de se contenter de lire les mots, est comparable à un auto collant sur le frigo : « Souriez. C’est une belle journée. » Non, non. Je veux sourire parce que j’en ai envie. Et ce n’est pas tellement que je veux sourire, c’est plutôt que je veux quelque chose dans ma vie qui me fasse sourire. Dans mon existence je veux quelque chose qui puisse vraiment me passionner.
J’aime piloter. Et je crois que même si on a eu un vol merveilleux, un vol absolument parfait, la fois d’après, il peut être amélioré. Mais par quoi puis-je être véritablement passionné ?
Et je ne suis pas le seul à en parler. Beaucoup d’autres ont déclaré que si vous voulez être passionné sans la vie, alors passionnez-vous pour une chose vraiment exceptionnelle, époustouflante, authentique.

J’ai besoin que ce qui me passionne soit vraiment authentique. Pas d’un fragment de mon imagination. Pas d’un tas de raisons accumulées qui me font dire : « Voila, c’est ça. Tombe amoureux de ça. »
Alors qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui est vraiment authentique ? C’est extraordinaire. C’est incroyable. Ce n’est pas imaginaire. Voila de nombreuses conditions difficiles à réunir. Ce doit être authentique. Et non seulement ce doit être authentique, mais ce doit être extraordinaire. Ensuite, libérer. Parce que la passion ne fait pas partie des choses que l’on génère. Non, on la libère. Elle est déjà là, en vous. Vous ouvrez les vannes et elle se déverse. Elle est là.
Alors, de quoi voulez-vous être amoureux ? Qu’est-ce qui mérite le plus votre amour au monde ? Peut-être même n’avez-vous jamais aimé quelque chose avec la passion extraordinaire dont vous êtes capables. Vous avez essayé d’aimer des gens, vous avez essayé d’aimer des choses, mais elles ont l’art de changer graduellement. Imperceptiblement, elles changent, changent, changent, et ne finissent jamais pareilles. Existe-t-il une chose, une chose que je suis né pour aimer ? S’il y a en moi une aptitude, s’il y a en vous la capacité d’aimer, quelle est l’étendue de cette aptitude ? Quelle est son étendue. Le savez-vous ?
Chaque être humain a la capacité d’aimer. Je ne parle pas seulement d’amour, mais de l’amour suprême. Chaque être humain a cette capacité. Et que, tout ce qui est placé devant elle peut lui inspirer l’amour à un certain degré, mais la bonne chose placée devant elle  ferait exploser cette dynamique. La passion infinie, si vous voulez.
C’est la capacité de chaque être humain.

Prem Rawat

 

PREM RAWAT – CONFÉRENCE POUR LA PAIX DES PAYS SCANDINAVES

Traduction de la vidéo
Aujourd’hui j’aimerais vous parler de la paix.
Maintenant, je sais qu’à peu près tout le monde a sa propre interprétation de ce qu’est la paix. Mais pour moi, la paix est une chose qui vient du cœur des êtres humains, pas de la pensée.

Il y a tant de cupidité dans le monde, et  il s’y passe vraiment beaucoup de choses, les guerres, les différences. Nous devons regarder ce qui est réel. Pour moi la réalité existe en nous. Une réalité simple, une compréhension simple. La paix est un besoin pour tous, pour chaque individu sur terre.
Lorsqu’on observe le monde d’aujourd’hui, et tout ce qui s’y passe, on ne peut pas s’empêcher de comprendre une chose : que les gens, partout, commencent à perdre leur humanité.

Qu’est-ce que je veux dire par humanité ? Nous devons comprendre que nous sommes humains. Nous devons comprendre que c’est une bonne chose, pas mauvaise, pas médiocre, mais une bonne chose. On dirait qu’au fil des années, le mot humanité, ou le fait d’être humain, a été associé à quelque chose de négatif.

Nous disons : « L’erreur est humaine. » Bien sûr il est vrai que nous sommes capables de faire des erreurs. Mais nous sommes aussi capables de faire en sorte que d’autres choses se passent dans le monde. Si nous pouvons seulement nous souvenir que nous sommes capables de faire les deux. Oui, nous pouvons générer des problèmes, oui, nous pouvons déclencher des guerres, oui, nous sommes perméables à la cupidité, oui, nous sommes perméables à la colère, oui nous sommes perméables à la peur. Pourtant en même temps, nous avons l’aptitude d’être en paix. De vivre en harmonie avec ce monde. D’inventer, de créer les choses qui nous aideront mutuellement, et être sur cette terre, non pas  occupés à faire des erreurs, mais en tant que personnes présentes pour élever leur propre vie. Capables de dépasser certains raisonnements, de dépasser certaines barrières, qui nous ont limitées, et qui continuent à nous limiter. Ces barrières que nous avons placées, sciemment ou inconsciemment, limitent notre perspective, elles limitent l’expression de notre humanité, de notre présence ici.

Parce que, regardez, à nous seuls, parmi toutes les espèces sur terre, en tant qu’êtres humains, nous nous acharnons à détruire la planète même sur laquelle nous existons. Et oui, il y a beaucoup d’idées, les gens ont écrit sur le sujet, et il a été débattu. Mais l’heure n’est plus à la discussion. Ce n’est pas le moment de se dire : « Hum, je me demande ce que c’est ! » Non, c’est le moment d’agir. D’exister.

Et où est-ce que ça commence ? Ça commence par chaque individu. Ça commence avec nous. Chacun d’entre nous. En ce moment, les tragédies abondent sur terre. Et ces tragédies sont si incroyablement inutiles. Nous avons perdu la capacité de distinguer la valeur d’un autre être humain. Tout a été compartimenté. Le bien, le mal, le bon le mauvais. Les gens se battent au nom de la religion, c’est inconcevable ! Comment est-ce possible ? Parce que le propos de la religion est la paix, les religions parlent de choses merveilleuses. Mais des gens se sont emparés de la question, et se combattent.
Là où il devrait y avoir le respect de la vie, ils considèrent la vie comme une chose insignifiante. Qu’est-il arrivé ? Qu’est-il arrivé pour que nous en soyons arrivés au point où le respect fondamental de l’autre a disparu ?
Voir une personne, qu’elle soit musulmane, hindoue, chrétienne, et lui dire, « prends plaisir à ta relation, prends plaisir à ta foi. » Qu’est-il arrivé pour que tout à coup ce soit devenu : « Non, tu es inférieur, je te suis supérieur. » Est-ce ça la culture ? Je pense qu’il y a de très belles choses. Seulement nous les ignorons chaque jour. Combien de temps cela va-t-il durer ? Je suis une voix pour la paix. C’est une petite voix. Mais quand la voix de tous les gens qui veulent la paix se joignent à elle, alors la voix devient très forte. Il est extraordinaire de voir quelqu’un faire des efforts, et même demander : « Que puis-je faire pour que nous puissions voir la paix régner sur terre pendant que nous sommes en vie ? »
Il y a des gens très cupides. Il y a des gens à qui c’est bien égal. Mais à mon avis, il s’agit d’une minorité. La majorité des gens sur terre veulent la paix. Et si c’est vrai, alors la paix sur terre est un objectif très réalisable. Les gens disent : « C’est impossible. »
Et bien, que cette époque appartienne à ceux qui pensent que ça peut se faire. Pas à ceux qui disent que c’est impossible.

Ils ont essayé à leur manière, et rien de bon n’en est sorti.  Ici, aujourd’hui, le bilan est fait. Et quand on le regarde, nous détruisons notre propre atmosphère, nous détruisons notre planète, nous détruisons nos rivières, nous détruisons nos océans, nous détruisons d’autres espèces qui ne contribuent en rien aux pensées ou aux idées. Non. Ils sont innocents. Et chaque jour, chaque jour, vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept nous détruisons, détruisons, détruisons…
Il nous est difficile de créer quelque chose, sans commencer par détruire autre chose. Pour vous, pour moi, la paix n’est pas seulement la solution d’un problème.
La paix est importante. La paix est nécessaire. Pour notre bien-être. Pour le bien être de tous ceux avec qui nous partageons cette planète. Il ne s’agit pas seulement d’une idée, c’est une nécessité. On parle de la paix depuis très longtemps. Oui, les guerres existent depuis très longtemps. Les gens se battent depuis très longtemps, mais en même temps il y a toujours eu cette voix qui disait : « Que vienne la paix ! »
En plus de toutes nos technologies, de toute notre compréhension, de toutes nos aspirations, pourquoi ne pas aussi aspirer à la paix sur cette terre ?

Je vais vous raconter une petite histoire :

Il était une fois un archer, il allait de ville en ville pour montrer son aptitude de tirer à l’arc avec une grande précision. Chaque fois qu’il se produisait, les gens l’applaudissaient, le félicitaient. Et il en tirait une grande satisfaction. ……

Un jour pendant son exhibition, il y avait à l’arrière du public un homme qui vendait de l’huile, il avait un bâton où étaient accrochées deux jarres d’huile et il allait d’un village à l’autre pour vendre son huile. Donc, ce jour là pendant qu’il montrait son talent, il entendit une voix tout au fond dans le public, qui disait : « Ce n’est qu’une question de pratique. » Ça l’a vraiment mis très en colère : « Qui a dit ça ? » Alors, quand il eut terminé son spectacle, il alla trouver l’homme et lui demanda : « Est-ce vous qui disiez que ce n’est qu’une question de pratique ? »
L’homme lui répondit : « Oui, ce n’est qu’une question de pratique. » – « Comment osez-vous dire ça, je suis très bon à ce que je fais, je me suis entraîné, et je suis doué. » Le vendeur d’huile rétorqua : « Certes, mais ça reste une question de pratique. »
L’archer demanda : « Que voulez-vous dire ? »
L’homme répondit :  « Je vais vous montrer ! » Il prit une bouteille vide, une de ces anciennes pièces trouées au centre qu’il plaça sur la bouteille, puis une énorme bonbonne pleine d’huile, et il commença à verser l’huile dans la bouteille, à travers la pièce de monnaie, sans en mettre une seule goutte à côté. Puis il dit : « À vous d’essayer maintenant. » Bien sûr l’archer réalisa qu’il en était incapable et admis qu’en fin de compte, c’était bien une question de pratique.

J’aime bien mentionner cette histoire parce que je pense que c’est une question de pratique. Si nous pratiquons la cupidité, c’est à ça que nous allons exceller. Si nous pratiquons la paix, c’est à la paix que nous excellerons. Si nous pratiquons la colère, nous y deviendrons habiles. Si nous pratiquons les différences, nous y deviendrons habiles. Si nous nous exerçons a nous considérer les uns les autres avec compassion… – Qu’est-il arrivé à la compassion ? La compassion ! – alors c’est ce à quoi nous deviendrons habiles.

Quand on observe l’espèce humaine, on est obligé de  demander :
« Que pratiquez-vous ? »

Voir des gens intéressés par la paix. Les gens veulent pratiquer la paix. Les gens veulent pratiquer la compassion. Les gens veulent pratiquer les choses qui rendront leur humanité aux êtres humains. C’est toujours incroyablement admirable.

Merci.

Prem Rawat

La plata

Compte rendu de la conférence de La Plata en Argentine, le 7 avril 2012 rédigé par l’équipe de rédaction de wopg

Le 7 avril, Prem Rawat a fait une nouvelle visite au Théatre Argentino pour donner la deuxième conférence de sa tournée en Amérique du Sud. Il a abordé – entre autres sujets – la nature de la douleur. La façon dont nous y plongeons, et comment nous en libérer.
En voici quelques extraits :

« La douleur n’est rien en soi, elle n’est qu’une conséquence.
Vous devez vraiment le comprendre, la souffrance n’est pas une entité en soi, elle n’est qu’une conséquence. Une conséquence. Si vous voulez infliger de la douleur à la peau, que faut-il faire ? Il est facile de la pincer, et la douleur viendra. Si vous ne la pincez pas, tout va bien. Elle n’a pas mal. Conséquence ! »« Vous voulez des bénédictions dans la vie ? Vous n’avez pas besoin de bénédictions, vous avez seulement besoin de reconnaître quelle bénédiction est votre vie. « Est ». C’est très différent ! Pourquoi devez-vous reconnaître la bénédiction, et ne pas en demander davantage ? Parce qu’une fois que vous avez reconnu la bénédiction, vous verrez combien vous êtes béni. » « Quand vous vous retrouvez rempli de colère, de peur, de désespoir, ressentez votre souffle et sachez que quelqu’un continue à vous bénir, quelqu’un de très important continue à vous bénir. Parmi toutes les réalités, il vaut mieux que celle-ci soit réelle. Pour vous, il vaut mieux que celle-ci soit réelle. Et elle l’est. Elle est harmonieuse, elle est simple et elle est belle. C’est un cadeau, et il vient chaque jour, à chaque instant. Vous devez être conscient. »

Prem Rawat Sydney

Sydney, Australie Le 6 septembre 2011

…. Je vais vous raconter une histoire pour établir un contexte ….

Voici donc ma petite histoire : Un homme se déplaçait de village en village pour montrer ses talents. Il était très doué pour atteindre systématiquement une cible avec sa  flèche. Un jour alors qu’il était en pleine démonstration il entendit quelqu’un dire dans la foule : « Ce n’est qu’une question de pratique, » et il était furieux. Car il était très habile, il était le meilleur. Il montrait tout cela aux gens et tous s’émerveillaient, l’applaudissaient. De toute évidence son égo s’envolait un peu plus haut chaque fois qu’il touchait la cible. Et voilà qu’il entend quelqu’un dire : « Oh, ce n’est qu’une question de pratique. »

Alors après avoir terminé sa petite démonstration, il s’approcha et vit cet homme installé là pour vendre son huile. Il avait deux récipients et il n’arrêtait pas de dire : « Ce n’est qu’une question de pratique. » Les gens venaient le trouver et disaient : « Vous avez vu ce type ? Il est tellement fort ! » Et il leur répondait : « Bah, ce n’est qu’une question de pratique. »

Donc, l’archer alla trouver le marchand d’huile et lui dit : « Que voulez-vous dire par ce n’est qu’une question de pratique ? N’avez-vous pas constaté combien je suis habile ? J’atteins la cible chaque fois. » Le marchand d’huile lui répondit : « Ce n’est qu’une question de pratique. »

Il en fut excédé au plus haut point, parce qu’il était là pour être reconnu, son égo était démesuré. Et il voulait être reconnu : « Oui, vous êtes le meilleur, c’est vraiment vous le meilleur. » Cet homme au contraire – qui n’est fondamentalement rien d’autre qu’un vendeur de rue – le provoque d’une façon détournée en disant « ce n’est qu’une question de pratique. »

Il lui demanda donc : « Bon, que voulez-vous vraiment dire par là ? » Le marchand répondit : « Je vais vous montrer. »

Dans l’ancien temps, – vous avez peut-être déjà vu des documentaires sur les explorateurs qui remontent des pièces de monnaient anciennes trouvées dans l’épave d’un bateau. – Il y avait des pièces trouées au centre.
L’homme prit donc une pièce trouée, la plaça sur le goulot d’une bouteille, souleva un énorme pot plein d’huile et versa l’huile dans la bouteille sans même toucher la pièce. Il regarda l’archer et dit : « êtes-vous capable de faire ça ? Vous, vous avez pratiqué le tir à l’arc et cela vous a permis d’y exceller. Moi, je pratique ceci depuis longtemps, et cela m’a permis d’y être très habile. »

En quoi cette histoire est-elle pertinente ? Je vais vous poser une question : Qu’est-ce que vous faites bien ? Qu’est-ce que vous pratiquez le plus ? Car selon cet homme, le marchand d’huile, il est évident que si vous pratiquez la frustration chaque jour, vous y deviendrez habile. Il n’en faudra pas beaucoup.  (Prem Rawat claque des doigts) : Frustration instantanée : Vous avez oublié vos clés, on vous a klaxonné sur la route, on vous a coupé la route, on vous a jeté un sale œil. Vous êtes immédiatement frustré. Parce que si c’est ce que vous pratiquez, c’est ce qui arrivera. Pratiquez-vous la contrariété ? Quelqu’un a deux minutes de retard, (soupir). « Je suis contrarié. » Votre vol a décollé en retard et vous regardez votre montre (soupir) : « Nous avons encore pris du retard. »

Est-ce là ce que vous pratiquez ? Pratiquez-vous la confusion ? Vous êtes perplexe ? « Qu’est-ce que je fais sur terre ? » « Quel est l’intérêt ? » « Quel est le propos de tout ceci ? » Quand vous y serez exercé, vous serez dans la confusion instantanément. Il en faudra peu.

Ou bien pratiquez-vous la clarté ? Parce que si vous pratiquez la clarté, voir clair sera votre seconde nature. Le doute s’enfuira en vous voyant. « Oh, il arrive. Je m’en vais ! » Ou : « Elle arrive. Je pars. Il n’y a pas de place pour moi. »

Je n’en parle que pour une raison, le seul mérite qu’il y a à en parler est tout simplement ceci : Ce n’est pas ce que nous pratiquons ! Car si nous le faisions, le monde ne serait pas dans la situation actuelle. Nous pratiquons la vengeance, et bon sang, nous y excellons. Nous la pratiquons tant que nous ne savons même pas que nous nous vengeons. Et nous l’exerçons. Quelqu’un a un mot malheureux – je trouve ça curieux voyez-vous. Je le remarque avec ma fille, avec ma femme. Si je fais quelque chose qui les contrarie, ou si elles se disputent avec quelqu’un, elles disent : « Bon. Très bien. » Il m’a fallu un bon nombre d’années pour comprendre que « bon très bien » ne veut pas vraiment dire bon, comme : ça va. Ça veut dire « Tu seras pénalisé(e). » Quand ? On ne sait pas. Ce sera quand on pourra infliger un maximum de douleur. Alors maintenant quand j’entends dire très bien, je  dis, « Je suis désolé, vraiment désolé. Ais-je fait ou dit quelque chose ? » Mais : « Très bien. »

Parce qu’en tant qu’être humain, nous devons, nous avons besoin de pratiquer la clarté. Ce que je vous dis c’est que, tout comme vous savez que votre corps a besoin d’eau et que vous ne devez pas négliger votre soif, tout comme la faim vous dit que vous avez besoin de nourriture. Tout comme la fatigue vous dit que vous devez vous reposer, tout comme le besoin de respirer existe en vous, le désir d’être comblé, d’être en paix, d’être clair est inhérent : Être heureux.

Prem Rawat

 

Prem Rawat extraits de la conférence de Sydney

 

Sydney, Australie

Le 6 septembre 2011

(suite extraits choisis)

Aujourd’hui je me suis souvenu d’une  strophe  de Kabir, à l’avant dernière ligne de cette chanson il dit que celui que nous cherchons est en nous, et que le monde prétend qu’il est loin de nous. Et il trouve décevant d’entendre  dire que celui que nous cherchons est loin de nous.
Décevant. Pourquoi les gens – et là c’est moi qui parle, pas Kabir – pourquoi les gens choisissent-ils de séparer de nous ce qui nous est essentiel ? Ce n’est pas une option. Je regrette, ce n’est pas une option. Ce n’est pas une option. Si vous conduisez et qu’un camion vient vers vous, comment devez-vous réagir ? Parce qu’on dirait que le camion est de votre côté de la route. Un routier américain en Australie.
A ce moment là, devez-vous accélérer ?

Augmenter votre vitesse, la loi de Newton ? Parce qu’elle sera invalidée. Faut-il accélérer ? Peut-être qu’en accélérant suffisamment vous pourriez juste traverser le camion ! Peut-être que si vous accélériez beaucoup, vous pourriez pulvériser le camion à l’impact avec votre petite Volkswagen, et tout irait bien. Où alors, vous sortez de sa trajectoire.

Sortez de sa trajectoire. Il n’y a pas d’autre option. Y en a-t-il une ? Quand vous êtes au beau milieu de l’océan, y a-t-il une option ? ……

Prem Rawat

Prem Rawat honoré au Pérou

Le maire du district de Pueble Libre lui remet une distinction prestigieuse.
Au cours d’une visite récente à Lima au Pérou, où il a donné deux conférences, Prem Rawat a reçu des mains du maire de Pueblo Libre, l’un des districts de la capitale, la distinction honorifique Mención Honrosa.
Les conférences de Lima faisaient partie d’une série de conférences publiques qu’il avait données au mois d’avril en amérique du sud.
Prem rawat a déclaré à Lima : « Si vous voulez la paix, vous la trouverez dans vos cœurs, où elle réside en permanence. » Il a demandé à ceux qui étaient venus l’écouter de « penser à la paix sur terre… parce que la guerre, nous l’avons essayée, la paix, jamais. L’heure est venue pour la paix, et la paix commence, non pas avec les gouvernements, mais avec chacun d’entre nous. La paix commence avec nous. »

À la fin de la deuxième conférence, Rafael Santos, maire de Pueblo Libre, est monté sur scène. Visiblement touché par ce qu’il venait d’entendre, il a confié qu’il était venu y assister en s’attendant à une dissertation intellectuelle sur la paix et n’avait jamais imaginé qu’il serait touché de façon si personnelle.
Il a invité Prem Rawat à remonter sur scène et lui a remis la Mención Honrosa en sa qualité d’ambassadeur de paix.
Cette distinction sur laquelle sont gravés les mot : « Il n’existe aucun chemin vers la paix, la paix est le chemin », est dédiée à « Prem Rawat, porteur d’un message de paix et promoteur d’actions philanthropiques et d’initiatives humanitaire. »
Durant la poignée de main échangée avec Prem Rawat, le maire a réitéré sa promesse d’aider à transmettre ce message de paix dans son district par tous les moyens à sa disposition. D’autres personnalités locales invitées à la conférence ont aussi parlé de l’impact des paroles de Prem Rawat sur eux en tant qu’individus.

Ana Urraca, psychologue employée par l’institut pénitentiaire national péruvien a déclaré : « Assister à la conférence a été pour moi une expérience agréable tant au niveau personnel que professionnel. Au niveau personnel, ce message clair et simple m’a fait réfléchir sur ma façon de vivre. Au niveau professionnel, j’ai été surprise par le travail accompli par la Fondation Prem Rawat dans un établissement pénitentiaire. »
Dr. Jorge Aliaga, Vice Recteur de l’Université Nationale de l’Agraria La Molina, a déclaré que c’était la manifestation la plus importante à laquelle il ait jamais assisté. Il a mentionné l’aptitude de Prem Rawat à captiver son public en citant des exemples et « des paroles de paix qui touchent le cœur et sont gravées à jamais dans l’esprit de tous ceux qui ont la grande chance de l’écouter parler en personne. »

Dr. Aliaga a invité Prem Rawat à rendre visite à son université, ajoutant qu’il espérait que cette visite puisse avoir lieu très bientôt.