Le domaine du savoir

J’aimerais parler d’une chose très belle : vous êtes en vie. C’est incroyablement beau. Et quand nous parlons du soi, nous parlons de reconnaitre, de comprendre qui nous sommes. Quand vous pensez, – je suis australien, je suis néozélandais, je suis anglais, écossais, irlandais, vous oubliez qui vous êtes. Vous êtes un être humain ! Nous entendons parler de super héros qui ont atteint  l’état d’être suprême. Et si je vous disais que vous avez atteint l’état d’être suprême ?  Vous êtes en vie. C’est l’état d’être suprême. Il n’y a pas de condition plus élevée qu’être en vie. C’est ce qu’il y a de mieux.

Les gens vont au cinéma pour se distraire, pour voir de l’action, des aventures. Ils ont leur petit rituel, achètent du popcorn, des bonbons, du soda. Ils prévoient tout ! L’armée pourrait prendre des leçons de discipline chez eux. Ils savent exactement quoi et quelle quantité acheter. Ensuite, ils s’installent à la place qu’ils ont choisie. Le film commence, et la limite entre réalité et fiction devient floue. Certaines personnes se mettent même à pleurer. S’ils pouvaient voir la prise de vue, ils riraient, parce que ce qu’ils voient est peut-être la quinzième prise de la même scène. Nous croyons. Imaginons un moment qu’il y a une vache devant vous, et que la vache meugle. Il n’y a peut-être pas de mal à le croire, mais quand on a besoin de lait, rappelez-vous d’une chose : si cette vache donne du lait, ce n’est que du lait imaginaire. Il n’est pas réel. Vous ne pourrez pas le boire. Vous pouvez l’imaginer, vous pouvez faire semblant de le boire, mais il n’étanchera pas votre soif. Tout cela doit être simulé, car c’est de la fiction.

Experience

Dans le domaine du savoir, l’imaginaire n’existe pas. Vous faites l’expérience. C’est ce dont je parle. Il ne s’agit pas d’un monde imaginaire. Il y a un désir intense si profond à l’intérieur d’un être humain qu’il vous laisse desséché et en même temps, vous comble. C’est la danse magique de l’étanchement de la soif intérieure. Avez-vous déjà bu de l’eau quand vous aviez vraiment très soif ? L’eau devient délectable. Tout est focalisé sur l’eau et boire, boire, boire. Quand vous avez fini de boire, vous faites « ah ! »  Vous êtes satisfait. Qu’est-ce que l’eau ? C’est une chose qui n’a pas d’identité.  Elle n’est ni ronde ni carrée, elle épouse la forme de ce qui la contient. Elle est incolore, elle jaillit du sol, parfois des rochers – d’endroits assez insolites. Si on tentait de décrire l’apparence de l’eau, on ne pourrait pas le faire efficacement, parce qu’elle semblerait négligeable. Pourtant son pouvoir est si considérable que rien ne lui résiste – pas une montagne, pas un rocher. Avec le temps, l’eau sculpte des choses que l’on pourrait croire impossible à sculpter. Pourtant l’eau a la tendresse, la délicatesse, la douceur. Elle apporte une sensation si douce, pourtant, elle peut abattre des montagnes. La pénurie d’eau a anéanti des civilisations. Toutefois  l’eau a une compréhension bien précise et connaît sa destination. Elle sait qu’elle a un rendez-vous. Une histoire d’amour avec l’océan. Quand elle fusionne avec l’océan elle perd son identité. Elle est dépouillée de tout ce que qu’elle était. Elle est rentrée chez elle.

Pourquoi vous dis-je tout ceci ? Comment ceci vous aidera-t-il ? Parce que vous pouvez en apprendre – en apprendre la passion, le désir, la soif dans votre vie. Il y a une soif en vous. La soif d’être comblés, mais de nombreuses personnes ne l’admettent pas parce qu’elles ont peur. Pourquoi ont-elles peur ? Parce qu’elles ne savent pas ce qui leur arrivera. Elles ont dans l’idée que si elles reconnaissaient vraiment cette soif dans leur vie, elles deviendraient irresponsables, ou ne seraient plus capables de garder un travail. Quelles que soient vos activités dans ce monde, cela n’a rien à voir avec votre passion intérieure, parce que cela ne satisfera pas cette passion intérieure. Ce sont des choses bien distinctes.

Je suis ici pour vous dire d’écouter cette douce soif. Comment pourriez-vous ne pas désirer la vraie paix dans votre vie ? Comprenez la passion pour la paix et la satisfaction. Vous avez soif. Descendez votre seau dans le puits, et quand le seau est plein, remontez-le et vous serez récompensé. Votre récompense sera la satisfaction.

Prem Rawat

Le potentiel intérieur

La paix commence avec chaque être humain. Les arbres ne cherchent pas la paix – la raison pour laquelle je mentionne les arbres en particulier, est que les branches d’olivier en sont le symbole. Si quelqu’un dérange les oliviers, croyez-moi, c’est l’être humain. Livrés à eux mêmes, ils s’en sortent très bien. Nous avons besoin de découvrir notre potentiel intérieur. Pas pour mieux travailler, pas pour mieux aller sur la Lune, pas pour mieux explorer Mars, mais pour mieux ressentir la joie qui réside en nous. Voilà pourquoi ! Alors ma petite voix est là. Je parle de cela depuis un très jeune âge, et c’est ce que je dis depuis. Des gens sont venus me trouver. Des gens m’ont contesté, et l’humilité fonctionne très bien : « D’accord. »

Je sais seulement ce que je sais, je vous exprime ce qui vient de mon cœur et c’est destiné à votre cœur. Je ne suis pas ici pour vous convertir. Je ne suis pas ici pour vous dire comment ça devrait se passer après votre décès. Je ne suis pas ici pour vous parler de l’après vie. Je suis ici pour parler de la vie. Je ne suis pas ici pour vous parler du passé, je suis ici pour vous parler de maintenant. Et si vous êtes intéressé, je peux aider. Croyez-moi, ce que vous cherchez est déjà en vous et le restera que vous me revoyez ou pas.

Alors de nombreuses personnes demandent : « Très bien, qu’avez-vous à offrir ? »

Miroir

Je vais répondre métaphoriquement, j’offre un miroir – pas un nouveau visage, j’offre un miroir. Ce que vous y verrez, c’est vous. Vous. Comprenez, comprenez vos limites et acceptez-les humblement. Comprenez vos cadeaux et acceptez-les avec une immense fierté. Une immense fierté. Où que vous alliez vous portez une lampe en vous. Vous n’êtes jamais, jamais obligé d’errer dans l’obscurité. C’est ce que je suis venu dire. C’est simple. Vous l’avez peut être déjà entendu auparavant, si c’est la cas, je vous l’ai sans doute remis en mémoire. Si vous n’en aviez jamais entendu parler, vous y penserez peut-être, je n’ai rien à vendre, parce que ce que vous cherchez est déjà en vous.

Prem Rawat

Le reflet de la paix

« Lorsque nous sommes centrés, lorsque nous sommes placés dans cet équilibre où nos cœurs sont comblés, alors notre vraie nature rayonne – et notre vraie nature est belle. Elle est authentique, et c’est l’endroit de la paix à l’état pur. »

Reflet

Toutes les choses que nous aimons sur la paix ne sont que le reflet de la paix, pas la paix en elle-même. Parce que la paix commence avec chaque être humain à la surface de cette Terre. Voilà où commence la paix.

Je vais vous donner une analogie : Je l’ai déjà dit lors de l’une de mes conférences. Et vous le savez ! C’est une analogie qui va vous interpeller parce que vous en avez déjà été directement témoins. Quand vous êtes de bonne humeur, « de bonne humeur, » vous vous sentez bien à l’intérieur – pas juste à l’extérieur, à l’intérieur. Quelle est votre nature ? Vous devenez l’essence même de toutes les choses que vous considérez être bonnes. Vous devenez bon. Je le sais ! Et puis quelqu’un tente de se caser sur un emplacement où vous alliez vous garer – et vous vous sentez bien – « ça va, allez-y ». Avez-vous remarqué, quand vous essayez de traverser la rue et que l’automobiliste se sent bien, il s’arrête, il sourit. Mais quand l’automobiliste ne se sent pas bien, il klaxonne, il gesticule, il ne cède pas d’un pas, c’est la guerre, vraiment, c’est la guerre. Et des millions et des millions et des millions de dollars, – de livres sterling – peu importe la devise, sont dépensés à essayez de s’assurer que la société fonctionne sans anicroches. Des panneaux sont installés : « Soyez courtois. » Pourtant, personne ne prend garde au fait que lorsqu’on se sent bien, c’est automatique. Personne n’a besoin de vous enseigner la courtoisie. Personne n’a besoin de vous enseigner à céder le passage. Personne n’a besoin de vous apprendre à sourire. Personne n’a besoin de vous apprendre à dire merci. Personne n’a besoin de vous enseigner à voir la beauté que la nature a peinte sous vos yeux. Personne.

Quand le cœur est rempli, quand l’être humain est comblé, alors automatiquement la personne n’est pas dans la dualité, elle n’est pas dans les questions mais dans les réponses. Pas dans la complexité, mais dans la simplicité que nous sommes. C’est ce que nous préférons, c’est qui nous avons besoin d’être, c’est ça notre nature. Toutes les choses que nous voyons au dehors, certains disent que c’est ça notre nature. Toutes les guerres et conflits, que c’est ça notre nature. Je ne suis pas d’accord. Je ne suis pas d’accord. Parce que lorsque nous sommes centrés, lorsque nous sommes placés dans cet équilibre dans lequel nos cœurs sont remplis, alors notre vraie nature brille. Et notre vraie nature est belle, elle est belle, elle est vraie. Et ça, c’est l’endroit de la paix véritable.

Prem Rawat

Il se passe quelque chose

Prem Rawat parle de la simplicité de la vie : «  Il se passe quelque chose ici ! Vous pouvez bouger, vous pouvez parler, vous pouvez penser, vous pouvez sourire, vous pouvez pleurer. Il se passe quelque chose, et un jour ce ne sera plus le cas. Quelle est cette chose ? » La vie est simple. Cette existence devrait être simple. Le véritable amour est simple. Toutes les bonnes choses – en vous, à votre sujet et autour de vous – sont simples.

La paix aussi est simple, mais si je demande : « Qu’est-ce que la paix pour vous ? » chacun donnera une réponse différente. Si je demande : « Qu’est-ce que Dieu ? » la réponse dépendra de votre religion, de la façon dont vous avez été élevé, de ce que vous ont dit vos parents, vos amis et les gens qui ont jalonné votre vie. Vous avez toujours voulu vous sentir bien. Votre désir de vous sentir bien remonte loin. En fait, il remonte au temps où vous étiez un nourrisson. Vous vouliez vous sentir bien – c’était tout. Votre emploi du temps n’était pas chargé. Lorsque vous ne vous sentiez pas bien, vous pleuriez.

il se passe

Qui vous a appris à pleurer ? Cela date du premier jour. En venant au monde, la plupart des bébés pleurent. S’ils ne le font pas, un docteur les prend par les pieds et leur donne une petite claque pour provoquer les pleurs. Et plus important encore, qui vous a appris à être calmes quand tout va bien ? Quand vous êtes satisfaits, il n’y a rien à dire, rien à faire, rien à exprimer. Tout va bien, c’est vous. C’est essentiellement la façon dont vous vous comportez encore. Quand tout va bien – super ! Quand tout ne va pas bien c’est : «  Pourquoi as-tu laissé cette porte ouverte ? Qu’est-ce qui cloche chez toi ? Pourquoi me regardes-tu comme ça ? Pourquoi m’adresses-tu la parole ? » L’existence d’un autre être humain même si vous l’aimez, peut vous irriter, simplement parce que tout ne va pas bien. Quand tout va bien, tout est très simple, parce que la vie est simple. « J’ai beaucoup de problèmes. Mon chat m’a quitté, ma femme menace de me quitter, mes enfants m’envoient systématiquement leurs factures… » Les difficultés que nous amenons dans nos vies – le bon le mauvais, le bien le mal, l’amour et la haine, les doutes – sont ce qui nous complique tellement la vie. Nous voulons tous la simplicité. Nous avons une relation avec la joie, et la simplicité a une façon unique d’apporter la joie. La question est, comment l’obtenir ? Il y a une joie qui vient de l’extérieur, et il y a une autre joie qui vient de l’intérieur. Je n’ignore pas la joie qui vient de l’extérieur. Mais il y a une joie qui vient de l’intérieur, et elle ne vient que lorsque la simplicité est présente dans votre vie. Elle est simple, parce que du jour où nous avons pris notre premier souffle, cette énergie réside en nous. Pendant tout ce temps, même si nous ne le savons pas, elle continue à nous habiter. Combien c’est simple !

La vie veut être joyeuse. La vie veut être heureuse. Vous voulez être heureux. Il se passe quelque chose là, non ? Vous pouvez bouger, vous pouvez parler, vous pouvez penser, vous pouvez sourire, vous pouvez pleurer. Il se passe quelque chose, et un jour ça s’arrêtera. Quelle est cette chose ? Est-ce vos rendez-vous ? Est-ce votre travail ? Est-ce tout ce que vous faites ? Est-ce tout ce qui vous plaît et ce qui vous déplaît ? Il existe une chose qui se passe dans mes bons jours et dans mes mauvais jours. Et tout ce que je qualifie de bon ou de mauvais n’a rien à voir avec le fait qu’il se passe autre chose. Le va et vient du souffle est automatique, et grâce à cette chose admirable, je suis en vie.  Tout ce qui est compliqué s’en ira un jour. Vous partirez aussi. Le défi semble être de trouver ce qui est simple et de le garder au prix de votre vie. Pendant que vous êtes en vie. Ça ressemble à un défi ? De le trouver, et de le garder jusqu’à la fin de vos jours ? C’est possible. La joie que vous avez en vous doit être honorée. L’amour doit être honoré ; le plus grand des cadeaux, ce souffle, ce qu’il y a de plus subtil et de plus beau, doit être honoré. Reconnaissez-le à sa juste valeur. Reconnaissez cette chose, la plus splendide et la plus simple de votre vie. Et que se passe-t-il quand vous honorez cette vie en vous ? L’énergie qui est en vous, vous honore en retour. Et l’hommage qui vous est rendu, se nomme la paix. La paix est votre récompense. On l’appelle aussi joie, compréhension, clarté. Voilà combien c’est simple.

Prem Rawat

Au-delà de toute description

Je pose souvent cette question : «  Est-ce que la lumière connaît l’obscurité et est-ce que l’obscurité connaît la lumière ? »  C’est une question très intéressante parce qu’on se demande peut-être : « N’y a-t-il pas un point où les deux se rencontrent ? » Réfléchissez.  La lumière connaît-elle l’obscurité ? Elles ne se sont jamais rencontrées. Le pourront-elles jamais ? Je ne crois pas, parce que leur nature est si fondamentalement différente.

C’est la même chose dans le monde du cœur. Certains principes guident et gouvernent le cœur et d’autres principes guident et gouvernent l’intellect. Les deux se connaissent-ils ? Je ne pense pas car leur nature est si fondamentalement différente. Les uns ne reposent pas sur « ressentir » et « comprendre, » les autres, si. Une partie de vous peut, à la simple lecture d’une recette, dire « c’est bon ». Mais dans votre nature, c’est seulement quand la nourriture est entrée en contact votre langue et que l’arôme a atteint votre nez, que vous direz : « Hum, c’est bon ! » Pour une partie de vous, la description est suffisante, pour l’autre il faut quelque chose de réel. Et alors seulement, c’est accepté. Dans cette partie de vous qui appartient au royaume du réel, réside une chose merveilleuse appelée le cœur. Dans le royaume du cœur, la description n’a aucun sens. Imaginez que vous ayez acheté une maison et qu’en faisant le ménage, vous ayez vu dans un coin briller un diamant. Vous le ramassez et votre 1ère réaction va être : « je parie qu’il est faux. » Mais si dans le coin vous avez une magnifique boîte avec un faux diamant à l’intérieur, votre 1èreréaction sera : « je parie que c’est un vrai ».

N’êtes-vous pas curieux de savoir quelle est la partie de vous qui gouverne votre vie ? Les deux font partie de vous, aucun doute là-dessus. Quelle est la partie qui prend les décisions pour vous ? C’est une question toute simple mais elle a des conséquences extrêmement significatives. Je ne parle pas des décisions en terme de nourriture, de choix de film, de vêtements à acheter ni même de mariage. Je parle des décisions qui sont vraiment importantes pour vous. Le cœur est incapable de prendre des décisions dans un monde de faux-semblants ; il ne les comprend pas. La tête est tout à fait capable de prendre des décisions dans ce monde-là. Elle les comprend parce qu’elle les a créées. « Nous avons besoin de ceci, nous avons besoin de ceci, nous avons besoin de ceci… » Notre tête a rendu la situation du monde confuse. Mais dans le royaume du cœur il n’y a aucune confusion. Il n’y en a jamais eu, il n’y en aura jamais. Dans le royaume du cœur, il y a une seule chose : être comblé. Trouver la joie, trouver cette sensation, pas une description de la sensation.

Ressentez

Ce dont je parle n’appartient pas aux dogmes, aux théories, aux descriptions, aux explications. Je parle de trouver la joie dans votre vie. Pas seulement une fois mais d’avoir cette joie à votre disposition, chaque jour, pour le reste de votre vie. C’est tout. Si vous cherchez des descriptions, des explications, des règles, quelque chose en quoi croire, vous ne les trouverez pas ici, parce ce qu’il s’agit ici du royaume du cœur. Dans le royaume du cœur, il s’agit de savoir. Savoir – pas d’avoir confiance. Avancer dans la clarté, pas dans le doute. Les gens disent : « Ayez confiance et vous surmonterez le doute. » Moi je dis : « Ayez la clarté, c’est ce qui surmontera le doute. » Lequel des deux ? La confiance ou la clarté ? La clarté. Pas simplement : « j’espère, je souhaite, je prie ». Mais « j’avancerai avec clarté, pas avec des souhaits ».

La joie que vous cherchez existe déjà dans le cœur, tout ce que vous avez à faire est de vous éveiller à cette possibilité. Comprenez, ressentez. Comprenez-vous qui vous êtes ? Vous êtes conscient et parce que vous êtes conscient, vous pouvez ressentir l’infini. Et quand vous le faites, la joie arrive, la vraie joie. Pas la joie de « Joyeux anniversaire », pas la joie de devenir père ou mère, pas la joie d’un diplôme ou la joie de trouver du travail. C’est la joie qui vient quand la conscience fait l’expérience de la beauté à l’intérieur, cette joie-là. La joie d’être comblé. Alors, tant que vous avez cette conscience, ressentez la joie dans votre vie. C’est ce que vous êtes. Acceptez la clarté dans votre cœur. Accordez un peu d’attention à cet autre monde qui fait aussi partie de vous – le monde du cœur, le monde où vous savez, le monde de la clarté, le monde de la simplicité. Je vous garantis que vous vous sentirez bien, un bien-être qui ne peut être décrit par des mots.
Puis faites chaque pas avec clarté et assurance. Chaque jour parmi tout ce que vous pouvez faire, vous pouvez aussi être comblé.

Prem Rawat

Quand les choses ne se passent pas comme prévu

Quelle est la nature de la lumière ? Nous savons tous que lorsque la lumière arrive, l’obscurité ne peut pas rester. Elle s’en va. Où elle va, ça nous est bien égal, parce que l’obscurité représente précisément les éléments qui nous déplaisent. L’obscurité représente la peur ; la peur de l’inconnu. L’obscurité représente la confusion. L’obscurité représente l’égarement. L’obscurité représente la douleur. L’obscurité représente la souffrance.

La lumière est la seule chose qui puisse obliger l’obscurité à s’en aller. C’est donc l’un des attributs, l’une des qualités de la lumière. Mais ce n’est pas le seul attribut de la lumière. Elle a une autre qualité ; quand elle se répand sur quelque chose, elle l’illumine. Et ce phénomène d’illumination se produit par réflexion. Chacun d’entre vous, les murs, le plafond, la moquette, le décor, chacun de ces éléments a un attribut, il peut refléter la lumière. Et quand il a l’occasion de refléter cette lumière, elle vous permet de voir cet objet. Et c’est juste l’un des attributs.
Il y en a un autre. Quelque chose d’autre est enraciné dans ce processus de réflexion. Quand on voit quelque chose de vert, cela signifie que tout est absorbé, sauf le vert. La lumière réverbère le vert ; alors on voit l’objet en vert.
Qu’est-ce que cela signifie pour nous en tant qu’êtres humains ? Que lorsque la lumière se répand, nous aussi avons un attribut. Qu’absorbons-nous et que reflétons-nous ? Parce que ce que nous absorbons et ce que nous reflétons, particulièrement ce que nous reflétons, nous donne les couleurs. C’est la couleur avec laquelle nous serons perçus.
Là, les gens se disent : « Quel rapport cela a-t-il avec la paix, avec la joie ? » Ça en a un. Si la lumière tombe et que vous reflétez la haine, elle deviendra visible. Si la lumière tombe et que vous reflétez la paix, alors c’est elle qui deviendra visible.
Vous ne le savez peut-être pas, mais si vous êtes parent, vos enfants, votre famille, savent quand vous êtes en colère, rien qu’en vous regardant : « Oh la la, reculez, reculez, papa est en colère, évacuez, disparaissez. » Nous sommes ainsi ; c’est notre nature.
A présent, la question est : Que reflétez-vous ? Que voulez-vous refléter ? Je ne parle pas de couleur. Je ne veux pas dire du bleu, rouge, vert, violet, jaune. Ça n’a aucun rapport. Un médecin serait peut-être intéressé si vous tourniez au bleu ou au vert mais ce n’est pas mon propos.
Vous avez l’aptitude de refléter. Que voulez-vous refléter ? De quelle couleur voulez-vous être ? Parce que lorsque la lumière se répand sur vous, vous reflétez quelque chose. Alors, que voulez-vous refléter ?
Voulez-vous que ce reflet soit teinté de paix, parce que vous ressentez la paix ? Voulez-vous que ce reflet soit teinté de satisfaction, parce que vous vous sentez satisfait. Aimeriez-vous qu’il ait aussi une légère nuance de gratitude, parce que vous ressentez de la gratitude dans votre vie ?
Voulez-vous ressentir la joie ? Une joie authentique. Une joie qui vient de l’intérieur de vous. Une joie qui ne cherche pas de déclencheurs extérieurs. Que voulez-vous ?
Quelle lumière voulez-vous refléter ? Quelle nuance voulez-vous ? Parce que lorsque vient la lumière, ces nuances ne peuvent pas être imaginaires. Elles doivent être vraies. Si elles ne sont pas réelles, leur reflet ne sera pas là.
Beaucoup de gens disent : « Bien sûr, j’ai ressenti la paix. » Cela revient à dire : « Je n’ai pas besoin de manger aujourd’hui, j’ai mangé la semaine dernière. » Voila ce que je veux dire. Les gens croient que c’est comme ça. On ressent la paix une fois dans sa vie et ça suffit. C’est faux. On a besoin de ressentir la paix chaque jour de sa vie. Voila le genre de paix dont vous avez besoin.
Vous avez une possibilité extraordinaire. Cette possibilité extraordinaire est de refléter la couleur de l’infini. Oubliez les verts, bleus et jaunes. Ils sont à la mode et passent de mode.
Si vous devez refléter une couleur, reflétez la couleur de l’infini. Quelle est cette couleur ? Cette couleur a les teintes délicates de la paix. Cette couleur a les nuances de la satisfaction. Non pas de l’ignorance, mais de la Connaissance. Pas des questions, mais des réponses.
Certains disent : « Mais quand vous parlez de bonheur, quand vous parlez de paix, que faites-vous de tous les gens qui ont faim ? » Voyez-vous un conflit entre la paix et la faim ?Prenez un individu qui a faim, donnez-lui à manger, placez la nourriture devant lui et dites : « Si vous y touchez, je vous tue… » La nourriture est une nécessité, mais la paix en est une aussi. La soif est une nécessité, mais la joie l’est aussi. Regardez-la sous un jour différent parce que vous devez la regarder sous un jour différent. Jusqu’à présent, vous avez peut être considéré la paix comme un luxe. « Je n’en ai pas vraiment besoin, un jour elle me tombera peut-être dessus et j’en serai content. »

« Quand tous mes ennuis seront finis, j’aurai la paix. » « Quand je prendrai ma retraite, j’aurai la paix. » Non !
Vous devez être pro actif si vous voulez la paix dans la vie. Vous devez accueillir cette sagesse chaque jour si vous voulez la paix dans cette vie. Vous devez accueillir cette conscience si vous voulez la paix. En fait, vous devez avoir un moyen d’aller à l’intérieur, parce que c’est là qu’est la paix précisément en cet instant.
Même dans l’obscurité la plus profonde. Même dans vos revers et tribulations. Dans les pires moments de votre vie, savez-vous que la paix a toujours été présente ? Qu’une joie infinie a toujours été là ? C’est ce que vous êtes. C’est ce que vous êtes. Vous avez été ciselé par le maître d’œuvre de bien plus belle manière que vous ne l’imaginez.

Sagesse
Beaucoup de gens achètent une voiture. Ils achètent une voiture et ne lisent jamais le manuel d’instructions sur la façon d’utiliser la voiture. C’est pourquoi ils ne signalent pas quand ils tournent, ils ne savent pas que la voiture a des clignotants. Ils se contentent de conduire et de tourner quand bon leur semble. Mais en fait la plupart des voitures ont des clignotants.
Beaucoup de gens disent : « Les êtres humains ne viennent pas au monde avec un manuel d’instructions. » Les êtres humains n’ont pas besoin de naître avec un manuel d’instructions. Ils ont seulement besoin de naître avec un besoin. Et il n’existe pas d’être humain sur terre qui n’ait pas le besoin d’être heureux. Qui n’ait pas le besoin d’être satisfait. Ce bonheur – le genre de bonheur dont je parle – n’est pas le genre de bonheur où l’on se promène en souriant et en annonçant : « Je suis heureux. » Ce n’est pas la bouille souriante que vous joignez à votre e-mail, SMS ou autre. « Tu vois, je suis heureux. Je souris ! »
Connaissez-vous le vrai bonheur ? Pas le bonheur qui vient puis disparaît, pas le bonheur dépendant d’une autre personne, mais le bonheur qui ne dépend que de vous.
Est-ce que j’apprécie quand ma famille passe un bon moment ? Bien sûr que j’aime les voir s’amuser. Mais il y a un bonheur en moi dont je sais qu’il dépasse celui de voir tout cela. Quand tout va bien et que tout va comme prévu, est-ce que j’apprécie ? Bien sûr que j’apprécie. Mais je sais qu’il y a en moi un bonheur plus grand. Et quand les choses ne se passent pas comme prévu, qu’arrive-t-il à mon appréciation ? Quand je me tourne vers l’intérieur, la même appréciation est encore présente. C’est le bonheur dont je parle. Il ne dépend pas de quelqu’un d’autre, mais de moi – de vous – de chaque personne. Du propre bonheur de chaque personne, de sa propre joie, de sa propre reconnaissance, de sa propre compréhension. De sa propre prospérité intérieure, pas seulement extérieure.

Prem Rawat

Un rêve spectaculaire

La quête de paix, dit Prem Rawat, existe depuis longtemps. « Nous avons fait un rêve spectaculaire, » dit-il, « un rêve qui parle d’être en paix – pas dans la crainte, l’incertitude, la peine, la souffrance ou la confusion – le rêve d’exister dans la clarté. »

Voici une devinette : Il y a une chose dont nous avons été pourvus en abondance, mais ce n’est jamais assez. Nous voulons plus. Tout le monde se promène en prétendant ne pas en avoir assez. On nous donne cette chose, mais nous ne sommes jamais capable de la garder. A votre avis, de quoi s’agit-il ? Le temps ! Nous disons : « Je n’ai pas le temps. » Pourtant il continue à venir. Tout le temps dont nous disposons nous appartient, mais nous ne pouvons pas le garder. Il s’écoule, et tout ce qui nous reste, c’est ce que nous avons fait de ce temps. Alors, que devrions-nous faire de ce temps ? Ne sous-estimez pas cette question qui semble anodine. On en débat depuis des siècles : Que faire ? Nous sommes des créatures qui veulent « faire » tellement que nous en oublions certaines choses fondamentales.

La soif de plénitude est innée ; elle est en vous. Si vous ressentez la soif, vous faites ce que vous avez à faire. Nous sommes amenés à faire tant de choses dans notre vie. Nous croyons avoir tant à faire. Toutes nos responsabilités, toutes nos idées, toutes nos pensées disent : « Agis, agis, agis ! » Mais il serait bon, de prendre le temps une fois dans notre vie, de ressentir ce que nous voulons vraiment faire. Alors la quête d’action viendrait de l’intérieur et pas de l’extérieur. Elle ne serait pas suscitée par le monde extérieur. Tellement de choses que nous croyons devoir faire nous sont dictées par quelqu’un d’autre. À quoi ressemble l’armoire à pharmacie de la vie ? Tous les remèdes : « Prenez ce médicament anti-stress. Allez vous promener, faites du jogging, faites ci, faites ça. » Personne ne vous demande pourquoi vous êtes stressé !  Il faut y réfléchir parce qu’être en vie comporte un élément de plus que nous n’avons pas inclus. Ce n’est pas aller sur la lune, il ne s’agit pas non plus d’accomplissements, ni de ce que nous pourrions faire.

Quête

Il existe une autre quête à l’intérieur de l’être humain, et c’est le désir d’être comblé ; non pas en pensée ou en imagination, mais réellement. C’est le désir d’être dans cet endroit unique qui est entouré de certitude, de paix. Le propos de la vie n’est pas de résoudre des problèmes. Chaque fois que vous résolvez un problème, un autre se présente. En fait, certains jours on en arrive à se dire qu’il vaut mieux ne pas résoudre de problème parce que c’est le seul moyen d’en éviter d’autres. Les gens trouvent des excuses pour expliquer pourquoi nous n’arrivons pas à avoir la paix ; mais combien d’entre eux reconnaissent que la quête de paix est présente depuis extrêmement longtemps ? Nous faisons un rêve depuis vraiment très, très longtemps. Un rêve spectaculaire, un rêve qui parle d’être en paix – pas dans la peur, l’incertitude, la peine et les larmes, ou dans la confusion – le rêve d’exister dans la clarté.

La paix c’est être dans la clarté, de ressentir cette compréhension, d’être dans la joie, pas dans la peine. Et là réside la réalité – pas en théorie, pas dans un débat, une définition – mais en ressentant. La réalité fidèle est une sensation, savoir clairement. La paix en est la récompense. La joie en est la récompense. Une vie comblée – pour chacun. C’est la récompense la plus incroyable que l’on puisse recevoir. C’est le plus grand honneur, la quête la plus noble – la quête de paix. Elle est toujours noble parce qu’elle est sans fin. Ceux qui ont ressenti la paix s’en réjouissent. La plus authentique des victoires pour chaque être humain n’est pas de traverser tous les déserts possibles ou d’escalader des montagnes ; c’est de ressentir, rejoindre, admirer l’espace intérieur. Voila ce qu’est la vie, pas les évènements qui s’y déroulent.

Chaque souffle est un bienfait. Soyez un pêcheur. Quelqu’un peut vous montrer comment lancer votre filet à l’intérieur et en retirer autant de bienfaits que possible pendant votre vie. Ramenez-les. Remplissez ce vaisseau, comprenez et réjouissez-vous. Sentez-vous libre, vraiment libre. Ressentez la sensation suprême. Ressentez le bonheur, la paix, chaque jour. Ressentez la gratitude chaque jour de votre vie. Voilà le propos de la vie.

Prem Rawat